Antananarivo, 17 Mai, 9h40 – Des efforts restent à faire en matière de gestion des finances publiques. La ministre de l’Economie et des finances (MEF), Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, admet que le domaine des finances publiques à Madagascar est encore vulnérable. Elle reconnaît que, « malgré les efforts déjà reconnus par les observateurs, sa gestion peut encore être améliorée en matière de transparence, de redevabilité budgétaire et de mobilisation de ressources intérieures ».
Selon un communiqué du ministère de l’Economie et des finances, « une dégradation sensible de la Gestion des finances publiques dans le cadre de l’auto-évaluation de Madagascar avec le Programme dépenses publiques et responsabilité financière (PEFA) de 2021 » est notée. Cette auto-évaluation a notamment démontré que « cette gestion a été caractérisée par un faible taux d’exécution budgétaire, une forte centralisation de la préparation budgétaire et le recours à des indicateurs de performance non pertinents ».
Concernant le processus budgétaire, il est souligné par rapport à ce PEFA de 2021 que la société civile y a été marginalement associée. A cela s’ajoute la faible implication de l’Assemblée nationale dans l’analyse des projets de lois de finances ou des lois de règlement. Les crédits budgétaires sont fréquemment ajustés en cours d’exercice et la gestion des marchés publics tend à l’opacité, ajoute le communiqué.
En matière d’investissements publics, il est également rapporté que leur gestion était jugée peu performante et que la proportion des provisions avait été non conforme avec les bonnes pratiques internationales. Les rapports d’exécution budgétaire ont été même souvent publiés avec retard et insuffisamment exhaustifs, tout comme le détail des transferts de l’Etat aux Collectivités territoriales décentralisées (CTD)
Afin d’améliorer durablement le cadre de gouvernance et de gestion des finances publiques, l’Agence française de développement (AFD) a octroyé une subvention de 7 millions d’euros pour la mise en œuvre du Plan stratégique de modernisation de la gestion des finances publiques (PSMGFP) 2022. Sans une meilleure gouvernance de ce domaine, aucune action publique de développement n’est possible, explique la secrétaire d’Etat française au Développement, à la francophonie et aux partenariats, Chrysoula Zacharopoulou, lors de la cérémonie de signature de la convention de financement du Projet d’accompagnement des réformes et de renforcement de capacités (PARRC), mardi.
Ce projet vise l’amélioration de l’efficacité et de la transparence de la programmation à l’exécution du budget sur l’ensemble de la chaine de dépense. Le PARRC va également accompagner les services et les directions du MEF et d’autres partenaires dans l’interopérabilité de leur système d’information et de facto la dématérialisation des pièces justificatives, précise la ministre en charge des Finances.














