Antananarivo, 16 Décembre, 6h15 – L’Afrique subsaharienne abrite les deux tiers de l’extrême pauvreté mondiale. Neuf des dix pays ayant les taux d’extrême pauvreté les plus élevés au monde en 2024 y sont localisés. Ces pays sont, “par ordre décroissant des taux de pauvreté”, Madagascar, la République démocratique du Congo, le Mozambique, le Soudan du Sud, le Malawi, la République centrafricaine, la Zambie, le Burundi, la République du Yémen et le Niger. La Banque mondiale fait état de cette situation dans son Rapport sur la pauvreté, la prospérité et la planète 2024 publié en octobre et rappelé dans sa newsletter du 15 décembre.
Comme exposé par la Banque mondiale dans ce document, la répartition régionale de la pauvreté varie en fonction de la norme. Cette institution de Bretton Woods souligne toutefois que dans l’ensemble, la plupart des pauvres sont concentrés en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud. La Banque mondiale souligne alors que même si l’Afrique subsaharienne ne représente que 16 % de la population mondiale, elle abrite 67 % de la population mondiale vivant dans l’extrême pauvreté.
Dans ses Perspectives macroéconomiques de la pauvreté à Madagascar ou les « Macro poverty outlook » (MPO) du pays publiés au mois d’octobre de cette année, la Banque mondiale avait indiqué que le taux de pauvreté à Madagascar devrait se maintenir à environ 79,7% pour 2024. Il s’agit de la proportion des malgaches disposant de moins de 2,15 dollars par jour, et qui se verraient considérés comme vivant dans l’extrême pauvreté. Ce taux de pauvreté devrait néanmoins baisser à 79,1% en 2025 pour se situer à 78,4% en 2026, d’après le même document.
Par ailleurs, selon ce qui est exposé dans le Rapport sur la pauvreté, la prospérité et la planète 2024, Madagascar figure parmi les économies présentant de fortes inégalités de revenu. Le fossé de prospérité, qui mesure l’écart moyen entre le revenu actuel et le niveau de prospérité mondial fixé à 25 dollars par personne et par jour, est estimé à 27,3 pour Madagascar. Cela signifie que les revenus de la Grande île doivent être multipliés en moyenne par 27,3 pour atteindre ce niveau de prospérité.














