Antananarivo, 7 Décembre, 20h20 – Comment les jeunes peuvent coconstruire les décisions qui transforment Madagascar? C’est la question centrale qui avait été débattue durant la cinquième édition de l’initiative “Parlons développement”, consacrée cette fois-ci à la participation des jeunes dans la prise de décision publique. La conférence-débat qui s’est déroulée à l’Université Catholique de Madagascar (UCM), jeudi, avait pour objectifs d’identifier les freins et leviers à l’inclusion des jeunes dans la gouvernance, de valoriser les initiatives inspirantes, et de formuler des recommandations concrètes pour renforcer leur participation dans les décisions publiques.
Plusieurs études révèlent que les jeunes Malgaches sont confrontés à de multiples obstacles structurels à leur participation dans les affaires civiques et politiques. C’est pourquoi ils restent en marge des processus politiques et institutionnels formels. Dans l’Indice mondial de participation des jeunes (GYPI), qui évalue la participation des jeunes du monde entier dans les affaires civiques et politiques, par exemple, Madagascar n’a obtenu qu’un score de 48 sur 100.
Comment s’assurer alors que les jeunes passent du statut d’observateurs à acteurs? Le dialogue citoyen qui a eu lieu à l’UCM voulait mettre fin aux tribunes passives. Il était question de déverrouiller le potentiel inexploité des jeunes pour qu’ils s’emparent, enfin, des leviers de la décision publique.
Avec près de 70 % de la population âgée de moins de 30 ans, Madagascar compte parmi les pays les plus jeunes au monde. Cette vitalité démographique porte un potentiel considérable pour la transformation économique et sociale du pays. C’est pourtant conditionné par l’implication des jeunes dans l’action publique, à savoir leur participation citoyenne, leur engagement communautaire, leur leadership, leurs innovations, leur contrôle citoyen ou leur plaidoyer.
L’initiative “Parlons Développement” vise à stimuler la participation citoyenne et à nourrir les réflexions politiques à partir des réalités locales. Sa cinquième édition avait été coorganisée par l’UCM et la Fédération des Clubs, associations des étudiants à l’UCM, avec l’appui du Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud).














