Quelles réformes pour libérer le potentiel immense de la Grande île ? Quel regard la jeunesse porte-t-elle sur son avenir ? Comment Madagascar peut-elle se préparer à l’intelligence artificielle pour transformer les opportunités technologiques en réalités économiques ? Ces questions stratégiques ont été au cœur des échanges entre la communauté universitaire et la mission du Fonds monétaire international (FMI), ce vendredi à l’Université d’Antananarivo.
Invités à cette tribune, le chef de mission du FMI pour Madagascar, Constant Lonkeng, et le Représentant résident, Kodjovi Eklou, ont exposé les enjeux liés aux réformes structurelles, à la croissance inclusive et à la préservation de la stabilité macroéconomique du pays. Mais ce sont surtout les jeunes étudiants qui ont été invités à participer activement à ce débat économique, afin qu’ils insufflent leur vision et leurs aspirations dans les grandes orientations stratégiques du pays.
Cette conférence intervenait au lendemain du bouclage d’une mission technique des services du FMI, dans le cadre de la préparation de la prochaine revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD). Constant Lonkeng a alors souligné que le FMI ne se limite pas aux discussions avec les hauts dirigeants. L’institution de Bretton Woods adopte, selon lui, une approche inclusive en rencontrant la société civile, le secteur privé et, surtout, les étudiants, qu’il considère comme le “futur de Madagascar”. L’objectif est de “garantir que les réformes soient tournées vers la durabilité et la croissance inclusive”, explique-t-il.
Côté gouvernemental, les échanges avec les autorités malgaches se sont enchaînés sur plusieurs jours. Ceci pour permettre aux services du FMI de recueillir des informations sur la politique économique et budgétaire et s’assurer de la soutenabilité et de la crédibilité des politiques publiques.
Leurs discussions ont également porté sur le cadrage macroéconomique de 2025 et les perspectives à moyen terme, rapporte le ministère de l’Économie et des finances. Les résultats budgétaires à fin 2025 et les perspectives 2026 en vue de la Loi de finances rectificative (LFR), y ont également été discutées. De même que les réformes envisagées, notamment le plan de redressement de la Jirama, le mécanisme d’ajustement des prix des carburants, la politique monétaire, le secteur extérieur et la gouvernance.














