Antananarivo, 1er mars, 19h22 – Inquiétudes et préoccupations. Madagascar ne reste pas insensible à la situation au Moyen Orient. Dans un communiqué publié ce dimanche après-midi, le ministère malgache des Affaires étrangères “appelle à une cessation immédiate des hostilités, à la retenue de toutes les parties et à la reprise urgente du dialogue diplomatique”. La Grande île se dit notamment “profondément préoccupée par l’escalade” des tensions dans la région. Elle se dit également “inquiète face aux pertes en vies humaines et aux risques d’embrasement régional”.
Mais bien qu’elle soit inquiète et préoccupée, la Grande île se garde de condamner les frappes militaires du 28 février [menées par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran] et les représailles [iraniennes] enregistrées dans plusieurs pays de la région du Golfe. Dans son communiqué, le gouvernement malgache indique “s’aligner à l’appel de l’Union africaine” pour réaffirmer que “seule une approche fondée sur le dialogue, la diplomatie et le respect des normes internationales permettra de désamorcer les tensions actuelles et de préserver la paix dans la région”.
L’Union africaine, dans deux déclarations distinctes publiées samedi, elle, “appelle à une désescalade urgente, à une retenue maximale et à un dialogue soutenu”. L’organisation continentale souligne que “toutes les parties doivent agir en pleine conformité avec le droit international et la Charte des Nations unies afin de préserver la paix et la sécurité internationales”.
Et si elle se dit “profondément préoccupée par les frappes militaires menées par les États-Unis, en coordination avec les forces israéliennes, contre des cibles situées sur le territoire de la République islamique d’Iran”, elle “condamne fermement les attaques de missiles et de drones menées par la République islamique d’Iran contre les territoires souverains de Bahreïn, du Qatar, des Émirats arabes unis, du Koweït et de l’Arabie saoudite”.