Antananarivo, 20 Juillet, 17h47 – Le système des Nations unies (SNU) appelle à la stabilité politique. « La question de la stabilité politique fait partie des conditions sine qua non du développement », lance Issa Sanogo, coordonnateur résident du SNU lors de la présentation du rapport d’activité 2021 des agences onusiennes ce mercredi.
Dans une conjoncture politique tendue, exacerbée par la hausse des prix des carburants, le SNU insiste sur l’importance de veiller à la bonne continuation du système démocratique. « Le système des Nations unies prône la stabilité politique, Le système des Nations unies prône la bonne gouvernance, Le système des Nations unies prône la participation citoyenne à la vie démocratique de façon inclusive », martèle le diplomate.
Pour ce qui est de la bonne gouvernance, le coordonnateur insiste sur la bonne gestion des ressources allouées au pays. Des ressources qui se font rares actuellement, au vu de la conjoncture financière et économique mondiale. « La bonne gestion des ressources disponibles devient un impératif », prévient Issa Sanogo. « Les ressources externes se font rares et les pays doivent de plus en plus mobiliser les ressources internes », poursuit-il. « Elles doivent être mieux utilisées », conclut-il.
Face à une éventuelle détérioration du climat politique en période électorale, le SNU indique ne pas rester les bras croisé. A travers le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), des actions sont menées notamment en matière de prévention, explique le coordonnateur. Un système d’appui d’alerte précoce pour la prévention des conflits est d’ailleurs déjà opérationnel, explique Deleau Razafimanantsoa, Team Leader Gouvernance au sein du Pnud. « On n’est, pour l’instant, pas encore dans l’appui au cycle électoral, mais à penser à la probabilité des risques et conflits » explique-t-elle. Ce système est actuellement actif dans 23 régions et 6.000 jeunes ont déjà été formés à cet effet.
Concernant la bonne gouvernance, le Pnud indique aussi poursuivre ses appuis notamment dans la poursuite de la mise en place des systèmes anticorruption. Il évoque notamment son appui à l’Agence de recouvrement des avoirs illicites récemment et bientôt à la mise en place du pôle anticorruption de Fianarantsoa.














