Antananarivo, 27 Avril, 10h25 – La croissance économique de la Grande île est prévue ralentir pour s’établir à 4,5% en 2025. Elle pourrait ainsi être en baisse par rapport à l’estimation faite par l’Etat au début de l’année qui tablait sur une croissance de 5%. C’est la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, qui avait fait part de cette révision, en marge du déplacement de la délégation malgache, pour sa participation aux réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) à Washington.
L’Etat anticipe cette baisse de la croissance pour Madagascar, en tenant compte de ce que pourrait être l’effectivité ou non de l’application du nouveau régime douanier américain imposé aux exportations malgaches vers les Etats-Unis. Le gouvernement américain taxe ces produits malgaches à 10% jusqu’au 08 juillet et à 47% au-delà de ce délai, selon la disposition prévue être appliquée par l’administration Trump.
Si cette disposition est effectivement appliquée suivant ces délais et ces taux, l’Etat anticipe une baisse de 42% des exportations de produits textiles de Madagascar à la fin de cette année. La baisse pourrait être de 12,10% pour les exportations de la vanille sous ses mêmes conditions, avance la ministre Rindra Rabarinirinarison.
Des évolutions positives pourraient néanmoins être espérées par Madagascar, suivant les discussions et les négociations engagées par la partie malgache avec le Gouvernement américain, soutient la ministre en charge de l’Economie et des finances. “Mais pour le moment, avec les données à notre disposition, voilà ce que pourrait être l’impact de cette disposition douanière américaine sur notre économie”, expose-t-elle.
C’est cette prévision de croissance économique à 4,5% qu’aurait également avancé la délégation du FMI qui avait effectué la deuxième revue du programme économique de Madagascar dans le cadre des accords de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité de résilience et de la durabilité au début de ce mois d’avril, d’après la ministre Rindra Rabarinirinarison.
Le Fonds monétaire international avait expliqué que dans un contexte d’incertitude mondiale croissante, il devient impératif pour Madagascar de mettre en place des plans de contingence. Ces plans devront permettre de préserver la crédibilité budgétaire, d’une part et de laisser le taux de change jouer son rôle d’amortisseur pour la viabilité extérieure, d’autre part. La Banque Centrale devrait surveiller de près les effets indirects des chocs récents et se tenir prête à relever ses taux directeurs pour maintenir l’inflation sur une trajectoire descendante, préconise cette institution de Bretton Woods.














