Antananarivo, 11 Mai, 7h57 – Un message clair. « La croissance n’est plus une option mais une obligation ». C’est le ministère de l’Economie et des Finances (MEF) même qui rapporte cette interpellation de la Banque mondiale faite durant la rencontre entre des membres du gouvernement et l’équipe de cette institution de Bretton Woods mardi. Les deux parties ont démarré les discussions sur le Diagnostic systématique du pays (DSP) ainsi que le prochain Cadre de partenariat pays (CPP) prévu entrer en vigueur à partir de l’exercice 2023.
Dans son compte rendu de cette rencontre, le MEF rapporte que « les deux parties ont convenu qu’il était important de travailler de concert pour un meilleur résultat dans l’avenir et de mettre en place une stratégie commune entre la Banque et le gouvernement malgache ». Avec le DSP, la Banque mondiale a déjà pu « mesurer les défis et les contraintes » mais ceci a également été « une manière de se projeter sur les opportunités encore inexploitées à Madagascar », d’après toujours le ministère en charge de l’économie.
De son côté, le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH), rapporte également des points soulevés par le responsable des opérations de la Banque mondiale, Marie-Chantal Uwanyiligira. Cette représentante de l’institution de Bretton Woods aurait expliqué que « les principaux obstacles qui seraient les sources de la lenteur du développement de notre pays sont le manque de capital productif, la faiblesse du capital humain et le manque de transformation structurelle ». La Banque s’est ainsi dit « ouverte à toutes propositions capables d’accélérer de façon urgente la croissance à Madagascar et que celle-ci profite à tous les Malgaches et non à quelques-uns seulement », poursuit le ministère.
Même si le diagnostic pays présente un bilan assez sombre de la situation de Madagascar, les ministres présents ont assuré de leur volonté d’aller de l’avant dans le développement de la Grande île avec le soutien de la Banque mondiale. Selon Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, « le cadre de partenariat qui va être mis en place doit être taillé spécifiquement pour Madagascar ». « Le pays a la volonté d’aller de l’avant. Les ministres sont à fond dans les réformes pour écrire une nouvelle page de coopération entre Madagascar et la Banque mondiale », ajoute-t-elle.
Selon la présentation de Madagascar mise à jour sur le site de la Banque mondiale, la situation de la Grande île n’est guère reluisante. La Banque mondiale met en avant « la nécessité pour la Grande île de mener des réformes audacieuses pour inverser la perte de revenus survenue durant la crise 2020-2022 ». Selon les ministres présents mardi à Ivandry, des efforts ont déjà été menés en 2021 et en 2022 pour remédier à la situation.














