Antananarivo, 6 Avril, 13h55 – La construction de liaisons nationales en fibre optique n’est plus réservée à deux opérateurs. Un nouveau décret adopté mercredi en Conseil des ministres prévoit « la libéralisation totale du déploiement et de l’utilisation des fibres ». Cette disposition fait partie des « gros changements que l’Etat entend mettre en place dans le secteur des télécommunications en vue de sa libéralisation totale », comme le souligne le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif.
Outre la libéralisation du déploiement de la fibre optique et de son exploitation, le nouveau décret adopté mercredi prévoit la mise en place de deux nouvelles licences, la « licence satellite » et la « licence globale ». Celles-ci viennent s’ajouter aux « licence fixe », « licence mobile » et « licence transferts de données radio » auxquelles les opérateurs pouvaient jusqu’ici prétendre. Selon le communiqué du Conseil des ministres, ce décret a été adopté afin « d’encourager la concurrence, de faire baisser les coûts des télécommunications, et de protéger les consommateurs ».
Jusqu’en 2019, les opérateurs n’étaient pas autorisés à installer ou à déployer de nouvelles capacités de transmission en fibre optique dupliquant les liaisons nationales existantes. L’Etat avait plutôt encouragé la mutualisation des infrastructures. Depuis 2019, un nouveau décret avait été adopté et celui-ci prévoyait que « deux opérateurs backbone peuvent être autorisés à construire des liaisons nationales pour le seuil de 25 millions d’habitants ». L’autorisation avait alors été donnée à l’opérateur Gulfsat Madagascar. Avec le nouveau décret adopté mercredi, tous les opérateurs devraient pouvoir construire de nouvelles capacités de transmission dupliquant les liaisons nationales existantes.
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