Antananarivo, 7 Octobre, 10h37 – Des produits de qualité prisés davantage par des clients à l’international. Les produits issus de l’agriculture biologique sont presque destinés à l’exportation. Madagascar a d’ailleurs déjà su asseoir sa réputation, en se positionnant comme le premier exportateur de vanille, de clous de girofle, d’ylang-ylang et de crevettes certifiées biologiques, comme il le rappelle l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), durant les séances de travail pour l’élaboration du cahier des charges national de l’agriculture biologique de Madagascar.
D’après les données du Syndicat malgache d’agriculture biologique (Symabio), Madagascar a également vu les chiffres d’affaires générés par la filière bio passer de 22 millions de dollars en 2009 à 110 millions de dollars en 2021. Le volume d’exportation de produits certifiés bios a également augmenté, passant de 776 tonnes à 5.832 tonnes entre ces deux périodes.
La FAO remarque qu’inversement, le marché de ces produits bios à l’échelle nationale est encore « timide » et « particulièrement restreint ». Des produits locaux certifiés par des tiers sont pourtant proposés dans les rayons des magasins et grandes surfaces tandis que des produits maraichers biologiques et agrobiologiques sont également proposés dans la Capitale.
L’organisation onusienne souligne que la promotion de l’agriculture biologique constitue un levier de développement dans le secteur de la production agricole. D’où l’importance du cahier des charges national de l’agriculture biologique qui est en cours d’élaboration. Ce cahier des charges est déjà prévu par la loi sur l’agriculture biologique et s’insère dans les engagements pris par Madagascar dans les cadres des objectifs de développement durable.
Ce cahier des charges national est prévu permettre d’encadrer la production alimentaire à travers toute la chaine, partant de la production, en passant de la transformation jusqu’à la distribution. « Il s’agit d’une garantie de qualité, car des normes de productions strictes sont posées pour obtenir la certification », explique la FAO.














