Antananarivo, 25 Novembre, 13h41 – L’inscription de Madagascar sur l’agenda du Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) en attente. Alors que le décaissement des deuxièmes tranches de la Facilité élargie de crédit et de la Facilité pour la résilience et la durabilité était prévu au 30 novembre, la Grande île ne figure pas encore sur l’agenda provisoire du Conseil d’administration du FMI pour les sept prochains jours.
L’agenda mis à jour le 22 novembre sur le site du FMI prévoit des réunions du Board les 2, 4 et 5 décembre, mais aucune d’entre elles ne concerne Madagascar. Pour la semaine prochaine, le Conseil d’administration du FMI devrait plutôt se pencher sur les dossiers du Ghana, du Koweit et sur la politique d’accès exceptionnel du FMI. Quant aux réunions des dix derniers jours, elles ont plutôt concerné la République du Sud Soudan (15 novembre), Haïti (20 novembre) et le Royaume du Bahrain (22 novembre).
Le communiqué de fin de mission des services du FMI dans le cadre de la consultation au titre de l’article IV de 2024 et des premières revues des accords appuyés par la FEC et la FRD n’avait d’ailleurs déjà annoncé aucune date pour l’examen du dossier de Madagascar. Il y avait juste été indiqué que “les discussions sur les premières revues des accords au titre de la FEC et de la FRD se poursuivront virtuellement dans les semaines à venir”.
Dans leur communiqué de fin de mission, les services du FMI évoquent encore un certain nombre de recommandations. Cela inclut, entre autres, “une réduction des dépenses fiscales de 280 milliards d’ariary pour soutenir les objectifs de recettes de l’État”, une suppression progressive des coûteuses exonérations de taxes à l’importation et de TVA, une réforme complète des droits d’accises et une révision de l’impôt sur le revenu des personnes physiques”. La mise en œuvre rapide du plan de redressement de la Jirama ainsi que la mise en place d’un mécanisme d’ajustement automatique des prix du carburant sont également parmi les recommandations de la dernière mission du FMI.
Dans son communiqué, le FMI appelle également à une “amélioration de la gouvernance pour générer une croissance plus élevée et plus inclusive”. Il s’inquiète, entre autres, du “manque de transparence et de prévisibilité ainsi que des soupçons de mainmise sur l’État par des intérêts privés”. Pour le FMI, les priorités consistent alors “à assurer la stabilité juridique, à éviter les réglementations rétroactives, à faire appliquer les lois existantes, à assurer une protection efficace des droits de propriété et le respect des contrats, à garantir des conditions de concurrence équitables et à créer des mécanismes efficaces de règlement des litiges”.
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