Antananarivo, 22 Novembre, 16h35 – Pollution plastique marine, sécurité maritime, gouvernance de l’océan. Ce sont entre autres les défis régionaux de l’Indianocéanie soulevés durant la visite d’Etat effectuée par le président de la République française, Emmanuel Macron à l’île Maurice. La région Océan Indien s’est déjà constituée en front uni pour relever ces défis, bénéficiant du soutien actif de la France et de l’Union Européenne.
Le Président Emmanuel Macron s’est directement attaqué au défi majeur de la pollution plastique marine, dès la première journée de cette visite d’Etat. Et la Commission de l’océan Indien (COI) avait mis en lumière cet enjeu, avec la présentation de la campagne scientifique qu’elle mène en partenariat avec l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Il s’agit d’une initiative régionale qui allie science, sensibilisation à la pollution plastique et promotion de l’économie circulaire, mise en place à travers le projet ExPLOI. Celle-ci est conduite avec la contribution de l’Agence française de développement et du Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM).
Pour la sécurité maritime, l’architecture régionale mise en place par la COI pour la coordination des actions en mer a déjà permis l’organisation de 45 opérations conjointes, donnant notamment lieu à la saisie de plus d’une tonne de métamphétamines au large du Kenya. Et la France s’engage activement dans ce volet, en travaillant sur la création d’une Académie régionale de sécurité maritime au bénéfice des États membres de la COI, afin de renforcer l’expertise et la formation.
La gouvernance des océans concerne pour sa part l’ensemble des règles, lois et institutions qui encadrent les activités en mer, notamment la gestion des ressources et la protection de l’environnement. Et la visite d’Emmanuel Macron à Maurice se tient alors que tous les États membres de la COI ont à présent ratifié le Traité sur la biodiversité au-delà de la juridiction nationale (BBNJ).
La COI se dit reconnaissant des appuis de la France dans ces volets. “Les soutiens français nous permettent d’agir collectivement et concrètement au bénéfice de nos pays dans les domaines de la culture, de l’économie circulaire, de la santé, du climat et de la résilience côtière”, lance son secrétaire général, Edgard Razafindravahy. Et ce, en ajoutant que “ces collaborations variées sont appelées à être confortées, approfondies et amplifiées pour répondre aux défis communs.














