Antananarivo, 23 Novembre, 8h45 – Les autorités indiquent que la Jirama est “réduite à jouer aux pompiers”. Non pas tellement pour calmer la colère populaire suite aux longues coupures d’électricité qui ont sévi dans une grande partie de la Capitale samedi, mais pour réparer les pannes d’électricité qualifiées d’“anormales” sur le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA).
“En cinq jours, il y a eu plus de 17 poteaux endommagés, beaucoup de lignes coupées et beaucoup de transformateurs qui ont sauté”, rapporte le ministre de l’Energie et des hydrocarbures samedi sur la chaîne de télévision publique. A l’entendre, “il y a eu moins de matériels endommagés depuis le début de l’année jusqu’en octobre qu’entre fin octobre et maintenant”. Il parle d’“actes de sabotage” sachant que “des pannes surviennent ici alors qu’elles viennent d’être résolues là-bas”.
Les autorités sont d’autant plus convaincues d’être face à des sabotages que le délestage a été résolu ces derniers jours. “Andekaleka tourne maintenant en pleine puissance avec une production de 116MW”, insiste le ministre. A l’entendre, le gap n’est plus que de 5MW à 10MW sur le réseau interconnecté d’Antananarivo, et que toute insuffisance est immédiatement compensée par les centrales thermiques.
Pour l’instant, ces centrales sont suspendues, ce qui permet d’économiser dans l’achat de carburants, insistent les autorités. La Jirama indique également que les centrales solaires injectent actuellement jusqu’à 5MW d’électricité sur le RIA. Depuis quelques jours, la Jirama ne publie plus de programme de délestage mais rapporte de nombreux dépannages.
Pour les cas d’Ambohipo et des environs de Tsimbazaza où des manifestations ont eu lieu samedi soir, la compagnie nationale d’eau et d’électricité évoque une fuite de gaz sur le disjoncteur de la ligne vers Ambohipo sur la sous-station Tana-Sud. Dans la foulée des dépannages, la Jirama annonce ce dimanche matin une panne sur le transformateur d’Ankadikely Ilafy.














