Antananarivo, 14 Mai, 11h55 – Moins de 10% des personnes soupçonnées de corruption placées en détention préventive en 2024 sont des hauts fonctionnaires nommés par décret. Sur les plus de 170 prévenus, ils sont 13 à avoir été nommés par décret, indique le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) dans son rapport annuel publié ce mardi. Le Bianco précise que 58 hauts fonctionnaires ont fait l’objet d’enquêtes pour suspicion de corruption. 36 d’entre eux ont été arrêtés, et 13 ont donc fait l’objet de mandat de dépôt.
Selon le directeur général du Bianco, Gaby Nestor Razakamanantsoa, les enquêtes et les poursuites contre cette catégorie de fonctionnaires demeurent un véritable défi dans la mesure où des autorisations sont parfois nécessaires pour certains corps avant toute enquête ou poursuite. La même remarque a déjà été soulevée par la coordinatrice des Pôles anti-corruption, Rivonandrianina Rabarijohn lors de la présentation du rapport annuel des PAC vendredi.
Selon le rapport 2024 du Bianco, ce sont les élus des collectivités territoriales décentralisées qui sont les plus impliqués dans les affaires de détournement de fonds et de corruption. Le document publié mardi indique que 223 suspects appartiennent à cette catégorie, et concernent 23,41 % des dossiers traités à Ambohibao. Sont également mentionnés les fonctionnaires du secteur de l’éducation (154 personnes soupçonnées), les hauts fonctionnaires des catégories A, B, C et D (131 personnes), ainsi que 100 agents du domaine foncier.
Dans son rapport, le Bianco fait état d’une hausse de 83,16 % du nombre de personnes placées en détention préventive. Cette progression marque une avancée dans la lutte contre la corruption, malgré les efforts considérables encore nécessaires, notamment en ce qui concerne les hautes personnalités, indique l’agence.
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