Antananarivo, 6 Août, 6h55 – Le Bianco à l’heure du bilan. D’après son rapport d’activités 2023 publié lundi, le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) a reçu 3 147 doléances en un an. Une légère hausse par rapport à 2022 où il avait reçu 3 705 doléances. Des investigations ont été lancées sur 1 404 d’entre eux.
A la suite des investigations, 556 dossiers ont pu être transférés au niveau des autorités judiciaires compétentes. Une hausse a également été constatée par rapport à l’année 2022 ou 477 dossiers avait été transmis à la justice. 1 831 personnes ont ainsi été poursuivies dans le cadre de ces affaires, 588 d’entre elles ont été arrêtées, 95 ont été placées sous mandat de dépôt et 122 sous contrôle judiciaire.
Le directeur général sortant, Laza Andrianirina, évoque une lutte difficile contre la corruption qu’il compare à “une lutte contre soi-même”. “Cela fait 20 ans qu’on a mis en place la stratégie nationale de lutte contre la corruption, nous devons faire des efforts”, exhorte-t-il.
Parmi les autres achèvements énoncés par le Bianco lundi, il met en avant la cartographie des risques de corruption dans plusieurs processus tels que les fraudes et trafics à l’aéroport d’Ivato, ceux liés aux traitements des pensions ou encore dans la délivrance des certificats fonciers.
Afin de renforcer la lutte contre la corruption, le Bianco a également émis plusieurs recommandations tels que la mise en place d’une rencontre annuelle entre le Bianco et le gouvernement ou encore la révision des dispositions relatives aux privilèges de juridiction, immunités et privilèges accordés à certains élus et agents publics, ceci afin de garantir l’effectivité de la répression en cas de corruption. Le Bianco demande également une augmentation de son budget afin de respecter les normes internationales en la matière.














