Antananarivo, 14 Octobre, 6h45 – Une première réaction de la France sur la crise malgache. En déplacement en Egypte pour le sommet de la paix à Charm El Cheikh, le président français Emmanuel Macron s’est exprimé sur la situation politique à Madagascar pour laquelle il affiche sa “grande préoccupation”. Il appelle ainsi au respect de l’ordre constitutionnel et à la préservation de la continuité institutionnelle dans la Grande ile.
Pour le président français, la stabilité politique à Madagascar constitue un enjeu essentiel, non seulement pour les Malgaches mais aussi pour la coopération internationale. “Il est très important que l’ordre constitutionnel, la continuité institutionnelle, soient préservés à Madagascar, parce qu’il en va de la stabilité du pays et des intérêts de la population, pour que la communauté internationale puisse continuer d’aider”, a-t-il déclaré.
Le locataire de l’Elysée rappelle au passage les précédentes crises politiques qu’à connues Madagascar. Il a mis ainsi en garde contre toute rupture de l’ordre constitutionnel. “Si l’ordre constitutionnel était rompu, on sait ce qui s’est passé. Madagascar l’a déjà vécu. Ce serait évidemment la population qui en serait la première victime”, lance-t-il.
A en croire le président français, la position de la France reste aux côtés des partenaires régionaux. “Nous restons aux côtés de l’Union africaine et de la SADC pour que la continuité institutionnelle et l’ordre constitutionnel soient respectés”, déclare-t-il.
Emmanuel Macron avertit parallèlement contre toute tentative d’instrumentalisation politique ou militaire de cette jeunesse. “Je ne veux simplement pas qu’elle soit récupérée par des factions militaires ou des ingérences étrangères”, précise-t-il.
Les députés de l’opposition ont enclenché lundi une collecte de signatures en vue de convoquer une session extraordinaire. Ils comptent initier une procédure de destitution du président de la République. Ce dernier qui se trouve depuis le week-end dernier dans un “lieu en sécurité” pour protéger sa vie contre ce qu’il qualifie d’attentats qui le visaient, selon ses dires. Dans une déclaration à la télévision lundi, Andry Rajoelina affirme continuer à « être en mission » pour trouver des solutions pour le pays, notamment en matière d’énergie














