Antananarivo, 15 Octobre, 7h45 – Deux ans pour la “refondation” de Madagascar. Le Colonel Michael Randrianirina qui vient d’annoncer une prise de pouvoir mardi et qui a été invité par la Haute cour constitutionnelle (HCC) à assumer la présidence de la République, se donne une marge pour “la refondation” de Madagascar. Il propose une période transitoire de “deux ans au plus durant laquelle se tiendront un référendum constitutionnel et les élections nécessaires à la mise en place progressive des nouvelles institutions”.
En attendant, il souligne que le pays sera dirigé par un “Comité conjoint (ou collégial) pour le renouveau” (Fiadidiana iombonana ho an’ny Fanavaozana). Ce conseil qui assurera collégialement les fonctions du chef de l’Etat, sera composé par des officiers de l’Armée, mais aussi de la Gendarmerie et de la Police, souligne le Colonel Michael Randrianirina. Il n’exclut cependant pas que des “hauts conseillers civils” le rejoignent plus tard. Pour compléter le pouvoir exécutif, il annonce la nomination prochaine d’un Premier ministre de consensus et d’un gouvernement civil.
Comme l’Assemblée nationale poursuit ses fonctions, ainsi que l’a indiqué mardi l’officier supérieur de l’Armée, celle-ci devrait donc assurer la fonction législative durant la période transitoire. Le pouvoir judiciaire, lui, sera confié à une Haute cour pour le renouveau et à l’ensemble du système judiciaire déjà existant.
Pour ce qui est des autres institutions de la République et des organes constitutionnels, le plan de l’équipe du chef d’Etat désigné par la HCC prévoit leur dissolution. C’est le cas notamment du Sénat, de la HCC, de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni) et du Haut conseil pour la défense de l’Etat de droit et de la démocratie (HCDDED).














