Antananarivo, 24 Janvier, 9h32 – Le président de la République, Andry Rajoelina, annonce que les Malgaches souffrant de problèmes rénaux n’auront bientôt plus besoin d’aller à l’étranger pour effectuer une éventuelle greffe du rein. Il a annoncé qu’il « répondra aux besoins des patients qui n’auront plus à voyager jusqu’en Inde pour bénéficier d’une transplantation » rénale, rapporte un communiqué de la présidence de la République.
Samedi, le chef de l’Etat a lancé à Toamasina les travaux de construction de l’hôpital catholique Le Bon Samaritain. Ce centre hospitalier comprendra, entre autres, un centre néphrologique qui assurera des opérations de transplantation rénale. « Le premier service » de ce genre à Madagascar, selon le communiqué de la présidence de la République.
Le futur hôpital catholique Le Bon Samaritain de Betainomby viendra renforcer le centre médical homonyme déjà fonctionnel. Outre le centre néphrologique, d’autres services de médecine générale, de radiographie numérique, de neurologie, de pneumologie, de cardiologie sont prévus au sein de ce nouveau centre hospitalier. Selon le communiqué de la présidence, l’Etat contribuera à « la construction et l’équipement de l’hôpital à travers la Cellule de coordination des projets de relance économique et d’actions sociales (CCPREAS) ».
A Madagascar, des plateaux techniques destinés à la transplantation rénale avaient déjà été mis en place dans certains hôpitaux publics depuis quelques années. Ils n’ont cependant pas pu servir faute de texte régissant les greffes et dons d’organe à Madagascar. Un avant-projet de loi en ce sens avait déjà été soumis au gouvernement en 2016 mais celui-ci n’a pas abouti.
Une autre tentative a de nouveau été lancée en 2018 mais celle-ci n’est pas non plus arrivée à terme. En Janvier 2020, le Conseil des ministres a évoqué la mise en place d’un comité pour l’élaboration de la loi sur la greffe d’organe dont les suites des travaux sont attendus. Les spécialistes, eux, sont techniquement prêts et ont les compétences pour effectuer les opérations, estiment les acteurs de la santé publique.














