Antananarivo, 24 Novembre, 14h55 – Un appui de taille pour le processus d’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Eglise catholique d’Ambodifotatra Sainte Marie. Si l’on en croit un communiqué du ministère de la Communication et de la culture, l’Etat malgache a obtenu un financement du Centre du patrimoine mondial pour engager « le processus en amont en vue de proposer l’inscription de ce site sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco ».
Le ministère parle même d’une assistance financière qui permettrait de couvrir le coût des conseils, des consultations et des analyses avant la soumission de la candidature. Pour le cas de l’Eglise d’Ambodifotatra, le ministère parle d’une mission d’experts qui évalueraient la valeur universelle exceptionnelle du site, le principal critère de l’inscription d’un bien sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Cette mission devrait s’achever en Juin 2022 et Madagascar a ensuite jusqu’en Janvier 2023 pour proposer au Comité du patrimoine mondial l’inscription du site, souligne le ministère.
L’Eglise catholique d’Ambodifotatra fait partie des biens que l’Etat malgache prévoit de proposer à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2018. Les initiateurs du projet ont soutenu que ce site avait une valeur universelle exceptionnelle en ce qu’il « témoigne d’un mode de pénétration de la religion chrétienne à Madagascar durant la première moitié du XIXème siècle ». Il s’agit d’un « monument phare qui veut prouver aux navires de passage que l’Evangile est connu à l’île Sainte Marie ou à Madagascar, précise la justification malgache ».
L’établissement d’un inventaire des biens à proposer est un processus préalable avant toute soumission de candidature à la liste du patrimoine mondial. Il s’agit de la liste indicative des Etats. Outre l’Eglise catholique d’Ambodifotatra, la liste indicative de Madagascar comprend le Sud-Ouest malgache dans le Pays Mahafaly, inscrit sur la liste indicative en 1997, la réserve spéciale d’Anjanaharibe-Sud (2008), les forêts sèches de l’Andrefana (2008), la Haute Ville d’Antananarivo (2016), l’ancien site industriel de Mantasoa (2018), la Nosy Lonjo d’Antsiranana (2018) et les NosyNakà qui comprennent les îles Sahamalaza, Nosy Hara, Nosy Tanikely, Lokobe, Ambodivahibe, Ankarea et Ankivonjy (2018).














