Rompre avec l’isolement financier des régions. Alors que les transferts qui leur étaient destinés auparavant étaient plafonnés à un taux compris entre 3 % et 5 %, le projet de loi de Finances rectificative (PLFR) 2026 prévoit de porter cette dotation à 12 % du budget général de l’État. C’est le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, qui en a fait l’annonce devant la presse ce vendredi.
C’est donc l’une des dispositions majeures de cette LFR. Elle consiste en l’augmentation substantielle des ressources allouées aux régions. Cette mesure vise à renforcer les capacités financières tant des Services territoriaux déconcentrés (STD), émanations des ministères auprès des régions, que des Collectivités territoriales décentralisées (CTD), explique le ministre des Finances.
“Cette réforme ambitieuse a pour objectif d’instaurer une décentralisation effective en rompant avec le modèle de centralisation excessive des ressources au niveau central”, lance alors ce membre du Gouvernement de la Refondation. “En répondant aux doléances des régions qui déplorent le manque de moyens financiers, cette disposition permet de décongestionner l’administration centrale et de fluidifier la gestion publique vers la base”, poursuit-il.
Le ministre Herinjatovo Ramiarison souligne d’ailleurs que la volonté de décentraliser ne devrait plus se limiter au discours, mais devrait se traduire par des actions concrètes et chiffrées. Ce passage à 12 % pour l’exercice actuel, avec une perspective de croissance continue les années suivantes, doit permettre aux régions de piloter directement leur développement de proximité et de financer des projets à fort impact social et économique au niveau local, conclut-il.














