“Nous devons impérativement disposer d’un Code électoral”. Thierry Rakotonarivo, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), expose ce vendredi, lors d’une conférence de presse tenue à Alarobia, son projet de réforme du cadre électoral à Madagascar.
L’organe de gestion des élections prévoit d’organiser, fin mai, un espace d’échanges réunissant l’ensemble des parties prenantes au processus électoral malgache. Cette concertation, prévue sur trois jours, aura pour objectif principal de jeter les bases d’un Code électoral unifié et de corriger les lacunes ayant entaché les scrutins précédents, lesquels ont fait l’objet de vives critiques et sont à l’origine de l’instabilité actuelle.
“Les douanes, les impôts ou encore le secteur minier possèdent tous leur propre code, alors que pour les élections, il faut jongler avec une multitude de textes épars”, déplore le président de la Ceni. Selon lui, l’ambition est de présenter, lors de cette rencontre nationale, un cadre juridique plus structuré et cohérent pour la gestion des futurs scrutins.
Cette concertation vise à faire remonter les réalités du terrain ainsi que les expériences capitalisées au fil des consultations passées. Elle permettra également de dresser un état des lieux exhaustif du système électoral malgache, en mettant en relief les progrès accomplis, mais aussi les difficultés et les insuffisances observées lors des précédentes échéances électorales.














