Antananarivo, 1er Juin, 15h35 – Ces arômes qui attisent la convoitise. Plus d’une trentaine de types d’huiles essentielles de haute qualité peuvent être produits à Madagascar. Elles seraient toutes convoitées par des marques prestigieuses comme Gucci ou Chanel, d’après une publication de spécialistes du secteur privé de la Banque mondiale sur la filière, qu’ils ont partagée il y a quelques jours.
Dans cette publication, ces spécialistes de la Banque mondiale expliquent que les huiles essentielles de la Grande île sont non seulement prisées dans le secteur du luxe. Elles sont également très recherchées pour les produits pharmaceutiques, les médecines alternatives et les produits alimentaires, ont-ils avancé.
Malgré cet intérêt, Madagascar ne détient qu’une part marginale du marché mondial des huiles essentielles, font-ils remarquer. La part du pays a stagné à 1,3% de 2020 à 2022 d’après ce qui a été indiqué dans cette publication. Quoi qu’il en soit, les huiles essentielles restent parmi les trois principales exportations agricoles de Madagascar.
Les auteurs de la publication ont alors indiqué que la Banque mondiale s’est déjà associée au Gouvernement malgache et au Groupement des exportateurs d’huiles essentielles (Gehem), afin d’identifier et surmonter les obstacles dans le secteur du Programme ACP Business friendly. Il s’agit d’un programme financé par l’Union européenne (UE) et l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OACPS), précise-t-il.
Des difficultés auxquelles sont confrontés les acteurs de la filière ont alors été notées, dont entre autres celles concernant l’obtention de licences et de permis. Le manque de transparence et de cohérence dans la réglementation avait également été souligné par les producteurs d’huiles essentielles.
Un portail d’information sur les huiles essentielles avait alors été créé et lancé le 24 mai dernier pour offrir aux entreprises une vue transparente et complète du paysage réglementaire du secteur. « Le portail clarifie les étapes à suivre par les entrepreneurs pour adhérer aux réglementations nationales et internationales lorsqu’ils cultivent et exportent des huiles essentielles », expliquent les spécialistes de la Banque mondiale.
Image par Alongkorn Tengsamut de Pixabay














