Antananarivo, 4 Avril, 21h56 – Inquiétudes au sein de la Communauté internationale. Quelques représentations diplomatiques occidentales et l’ambassade du Japon réagissent à la décision annoncée par le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Justin Tokely, de restreindre les manifestations publiques. Dans un communiqué conjoint publié ce mardi, ces chancelleries elles affichent « leurs « inquiétudes » et expriment « leur préoccupation » après que le ministre a annoncé la tenue de toutes manifestations politiques dans des endroits clos, « interdisant de ce fait l’utilisation des lieux publics », sauf pour les membres de l’Executif.
Selon le communiqué des diplomates en poste sur la Grande île, cette décision « pourrait contribuer à tendre le climat politique à l’approche de l’élection présidentielle alors qu’il conviendrait de renforcer la confiance entre les parties prenantes ». Les signataires du communiqué rappellent, par ailleurs, que « la possibilité d’exprimer librement ses opinions politiques est l’un des fondements de la démocratie, elle est inscrite dans la Constitution de Madagascar ».
Ils évoquent également les engagements de Madagascar à l’international en tant que signataire du pacte international relatif aux droits civils et politiques. « Bien que le droit de tenir des réunions publiques puisse être restreint pour protéger la sécurité publique, les mécanismes des droits humains des Nations Unies ont statué que toute restriction doit être proportionnelle, nécessaire et non discriminatoire », ajoutent-ils par ailleurs.
Huit ambassades signent le communiqué conjoint. Il s’agit notamment de la délégation de l’Union européenne à Madagascar, de l’Ambassade d’Allemagne, de celles des États-Unis, de la France, du Japon, du Royaume uni, de la Confédération Suisse et de la Norvège.















