Antananarivo, 31 Décembre, 21h10 – L’émergence prend du temps. Andry Rajoelina président de la République reconnaît que « le développement ne se fait pas en un jour, ni en un mois, ni en un an ». Il estime même qu’atteindre le niveau d’émergence de certains pays d’Afrique nécessite cinq mandats. « Il nous faut quatre alternances démocratiques successives pour avoir une croissance identique aux pays émergents d’Afrique », souligne-t-il dans son discours de fin d’année, diffusée ce vendredi soir sur les chaînes audiovisuelles publiques.
Pour que cela se fasse, le chef de l’Etat prône « un changement de mentalité », des « pratiques différentes de l’opposition ». « Nous ne devons plus perdre notre temps à nous faire des reproches et à verser dans des débats et des polémiques stériles », appelle-t-il. « Le pays a besoin d’apaisement pour réussir », poursuit-il. « Beaucoup d’efforts doivent encore être faits pour le développement du pays et cela ne peut se faire que si nous sommes solidaires », ajoute-t-il encore.
Dans son discours de fin d’année, le chef de l’Etat ne s’est pas limité à faire le bilan de l’année 2021 ou à évoquer les chantiers à démarrer ou à boucler en 2022. Il a aussi tenu à défendre certains de ses projets qui font l’objet de contestation.














