Antananarivo, 18 Décembre, 16h00 – Un chronogramme plus détaillé du processus de concertation nationale livré. La ministre d’Etat en charge de la Refondation, Hanitra Razafimanantsoa partage aux députés les différentes étapes par lesquelles le pays doit passer avant les élections. Pour l’instant, elle indique que la concertation nationale en est à sa première phase qui consiste à établir des diagnostics et à préparer le dialogue proprement dit.
A en croire la ministre, cette première phase couvre les six premiers mois du calendrier de la concertation nationale. La période dédiée au diagnostic et à la préparation devrait permettre “d’identifier ce qui doit être fait et ce qui doit être évité”, souligne-t-elle durant la dernière journée de la séance de questions-réponses à Tsimbazaza. Elle évoque des consultations préliminaires pour lesquelles des équipes de son ministère sont actuellement engagées dans les régions.
Evoquant les différentes initiatives menées par divers secteurs, Hanitra Razafimanantsoa précise que celles-ci n’entrent pas encore dans le cadre de la concertation nationale proprement dite. Il s’agit, selon elle, de démarches spécifiques à certaines entités ou ministères. Elle soulève toutefois que les résolutions prises par ces entités serviront de documents de base lors de la concertation nationale proprement dite. “Le ministère est l’unique responsable de la coordination de l’ensemble du processus de concertation”, poursuit-elle.
C’est seulement après cette première phase que les concertations régionales et nationale proprement dites se tiendront, avance la ministre. Elle évoque une durée de six mois pour ces échanges qui auront lieu entre le 7ème et le 12ème mois du processus. Cette étape sera consacrée aux échanges à l’échelle nationale et territoriale, suivis de la consolidation des recommandations issues de ces débats. Du 13ᵉ au 18ᵉ mois, le pays s’attaquera à l’élaboration des textes constitutionnels et institutionnels sur la base des recommandations consolidées. Les derniers mois des deux ans de la “Refondation” seront, quant à eux, dédiés à la validation par référendum constitutionnel et à la préparation des élections, ajoute-t-elle.
Dans le document de présentation du programme de mise en oeuvre de la politique générale de l’Etat, le Premier ministre avait déjà donné un calendrier estimatif que la préparation et l’organisation de la concertation nationale auraient lieu sur les six premiers mois du programme. Les six mois suivants devraient être consacrés à la réforme du cadre légal et institutionnel des élections, incluant la “finalisation et l’adoption des projets de révision complète des textes législatifs et réglementaires relatifs aux élections et aux partis politiques, la réforme institutionnelle visant à renforcer l’indépendance et l’efficacité de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ainsi que la numérisation et sécurisation du processus électoral”.
Dans le chronogramme proposé par le Premier ministre, le référendum constitutionnel, de l’organisation à la proclamation des résultats, devrait se tenir entre le 12ème et le 15ème mois de la période de Refondation. La présidentielle, elle, est prévue se tenir entre le 15ème et le 18ème mois. L’objectif est alors d’organiser un “transfert pacifique du pouvoir vers un gouvernement démocratiquement élu” et d’obtenir “la reconnaissance du nouvel ordre constitutionnel par la population et la communauté internationale” durant les six derniers mois de la période de “Refondation”.














