Antananarivo, 18 Décembre, 17h20 – D’une activité artisanale vulnérable en un secteur local performant. La filière pêche dans les régions Anosy et Androy bénéficie d’un appui massif, combinant renforcement de compétences et modernisation technique. Des équipements de pêche leur avaient été remis, mercredi. Le Centre de formation piscicole de Tolagnaro vient également d’être inauguré, le même jour.
Cet appui leur est octroyé dans le cadre de la deuxième phase du Projet d’adaptation des chaînes de valeur agricoles au changement climatique (PrAda II). Ce projet constitue l’une des principales initiatives de la coopération allemande en faveur de la résilience face au changement climatique à Madagascar, en soutenant l’adaptation des chaînes de valeur agricoles et halieutiques, rappelle l’ambassadeur d’Allemagne, Oliver Knoerich.
La modernisation complète de la pêche dans ces deux régions repose sur la remise de 200 pirogues motorisées pour accroître la mobilité, doublée d’un arsenal technologique de pointe comprenant des GPS, radios VHF et drones pour garantir la sécurité et la surveillance en mer. Pour maximiser les revenus et éradiquer les pertes après capture, des congélateurs solaires et des moyens de transport logistiques ont été déployés, tandis que l’installation d’ateliers de réparation à Fort-Dauphin et Ambovombe assure la maintenance durable de ces équipements.
“Ces équipements sont destinés à garantir la sécurité humaine des pêcheurs en mer. Ils visent à prévenir les risques d’accidents, tout en permettant l’exercice de l’activité dans des conditions de sérénité et de fiabilité optimales”, lance le ministre de la Pêche et de l’économie bleue, Jaco Chan Kit Waye. Ces outils contribueront parallèlement à l’amélioration de la productivité et à l’accroissement des revenus des ménages, ajoute-t-il.
Tolagnaro vient pour sa part de se doter d’une Centre de formation piscicole, grâce au programme Afafi-Sud, qui est financé par l’Union Européenne. Ce centre moderne, désormais reconnu comme Zone d’émergence piscicole (ZEP), remplit une double mission qui est de former les jeunes ruraux à l’auto-emploi et garantir l’approvisionnement des producteurs locaux en alevins. Doté d’infrastructures de pointe (écloserie, bassins pédagogiques, énergie solaire), il affiche une capacité de production annuelle de 3 millions d’alevins et accueille des promotions de 20 étudiants pour des formations intensives.
“La mer et les eaux intérieures sont des atouts stratégiques pour Madagascar. Et dans l’Équipe Europe, nous affirmons notre disponibilité à soutenir l’État et les collectivités locales malgaches pour faire du secteur halieutique un moteur de stabilité, d’emploi et de croissance économique”, lance le chef de Coopération de l’Union européenne, Roberto Schiliro.
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