Antananarivo, 28 novembre, 19h30 – Des informations supplémentaires dans l’affaire impliquant deux Colonels de l’Armée dans le cadre du différend électoral. « Pour pouvoir établir la vérité, ils ont été placés en détention préventive en attendant leur procès le 16 janvier 2024 », indique Narindra Rakotoniaina, procureur de la République, dans une vidéo partagée par le ministère de la Justice, mardi après-midi.
La procureur de la République confirme les chefs d’inculpation des deux officiers supérieurs. Il s’agit d’une atteinte à la sûreté de l’Etat et de troubles avant l’élection par le biais d’une incitation à la rébellion des militaires. «Initialement, ils ont reconnu l’incitation à la rébellion des militaires avant de la nier pendant l’enquête auprès du Parquet », rapporte Narindra Rakotoniaina.
Les deux Colonels de l’armée sont passés devant le parquet lundi. L’affaire remonte avant la présidentielle du 16 novembre, selon les informations fournies par le Colonel Tahina Ravelomanana, commandant du Service de recherche criminelle (SRC) de la gendarmerie. A entendre ce dernier, les deux prévenus « avaient essayé de recruter des militaires dans le but de fomenter une déstabilisation » et ont « essayé de distribuer de l’argent ».
Les deux officiers de l’armée avaient fait l’objet d’enquête auprès du SRC pendant dix jours avant leur audition au parquet. A entendre le Colonel Tahina Ravelomanana, c’est l’Etat-major de l’Armée qui avait eu vent de l’affaire et qui l’avait de portée devant le service qu’il dirige.
Des bruits avaient circulé sur l’ouverture d’une enquête à l’encontre de hauts gradés au sein des Forces armées il y a quelques jours, et la gendarmerie avait évoqué de la désinformation. Ce mardi, le Colonel Tahina Ravelomanana assure que le démenti de la gendarmerie porte uniquement sur l’implication d’un officier général de la gendarmerie dans l’enquête et non celle de deux autres officiers supérieurs de l’armée.














