Washington, 14 Mars (VOANews) – Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, déclare vendredi qu’il y avait des raisons de faire preuve d’un “optimisme prudent” concernant une proposition de cessez-le-feu entre l’Ukraine et la Russie, à la suite des discussions entre un envoyé américain et le président russe Vladimir Poutine à Moscou.
S’adressant aux journalistes lors d’un point de presse téléphonique, Dmitri Peskov fait référence aux commentaires de Vladimir Poutine jeudi, dans lesquels celui-ci a exprimé un soutien mitigé à la proposition de cessez-le-feu des États-Unis visant à interrompre la guerre entre la Russie et l’Ukraine pendant 30 jours, mais a déclaré que certaines questions devaient être résolues.
Selon Dmitri Peskov, “même s’il reste beaucoup à faire, Vladimir Poutine a exprimé sa solidarité avec la position [du président américain Donald] Trump”. Il indique que le président russe s’est entretenu tard dans la nuit de jeudi à vendredi avec l’envoyé spécial des États-Unis, Steve Witkoff, au cours duquel Vladimir Poutine a “transmis des informations et des signaux supplémentaires au président Trump”.
Le porte-parole du Kremlin souligne que les deux parties étaient d’accord pour que Poutine et Trump se parlent, ajoutant que le moment de la conversation sera convenu une fois que Witkoff aura transmis les nouvelles informations à Trump.
Dans son discours nocturne à la nation jeudi, le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a déclaré que les commentaires de Vladimir Poutine étaient “très manipulateurs” et qu’il pensait que le soutien nuancé au plan américain était une tentative de préparer le terrain pour le rejeter.
“Il prépare en fait un rejet à l’heure actuelle, car Poutine a bien sûr peur de dire au président Trump qu’il veut poursuivre cette guerre, qu’il veut tuer des Ukrainiens”, insiste Volodymyr Zelenskyy. Il a noté que l’Ukraine avait accepté la proposition des États-Unis et était prête à organiser la surveillance et la vérification.
La secrétaire de presse de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, indique vendredi qu’aucune discussion entre Donald Trump et Vladimir Poutine n’avait été programmée, mais elle a ajouté que cela pouvait toujours changer.
Se référant à des commentaires sur le compte Truth Social media du président, Karoline Leavitt a déclaré que Donald Trump faisait pression sur les Russes pour que ceux-ci “fassent ce qu’il faut”. Elle qualifie les discussions de jeudi à Moscou de “journée productive pour les États-Unis d’Amérique et pour le monde en termes de paix”.
Jeudi, à la Maison Blanche, avant de s’entretenir avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, Donald Trump a déclaré qu’il serait “très décevant” que la Russie rejette les efforts déployés par les États-Unis pour mettre fin aux combats.
Par ailleurs, le ministère britannique de la défense a déclaré vendredi que la priorité accordée par la Russie au financement de sa guerre contre l’Ukraine a probablement entraîné un financement insuffisant des soins de santé pour les Russes moyens, ce qui a conduit à une pénurie de personnel médical et d’équipements.
Dans son rapport sur le renseignement de défense, le ministère indique que la Russie aurait fermé au moins 160 hôpitaux en 2024, dont 18 maternités et au moins 10 cliniques pour enfants. Le rapport indique que les petites villes et les villages russes ont été particulièrement touchés.
Le ministère de la défense a déclaré que les 500 000 victimes que la Russie a subies dans la guerre en Ukraine continuent très certainement à mettre à rude épreuve tous les niveaux de soins du système médical militaire russe.
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