Antananarivo, 5 Mai, 15h05 – Un levier de développement à activer. Deux à quatre projets miniers comme Base Toliara contribueront non seulement à sortir Madagascar de la pauvreté mais propulseront également la Grande île parmi les pays puissants. C’est un des points abordés par le Président de la République, Andry Rajoelina, durant sa sortie médiatique dimanche soir.
Le Chef de l’Etat se dit persuadé qu’exploiter les propres ressources de la Grande île, notamment celles minières, contribueront à changer et à apporter le développement pour Madagascar. “L’exploitation minière est généralement le seul chemin permettant à notre pays de se démarquer et d’être en bonne position en matière de développement”, lance-t-il. “Si nous parvenons à gérer et à exploiter nos ressources minières, en veillant à l’intérêt de la population malgache, alors notre pays ne sera plus pauvre”, expose le président Andry Rajoelina.
Et ces intérêts de la Nation, des communautés locales ainsi que de la région d’implantation ont été bien tenus en compte dans le cadre de la renégociation du projet Base Toliara, depuis sa suspension de ce projet en 2019 jusqu’à la levée de cette décision en 2024, précise le président de la République. Andry Rajoelina estime alors que si tous les projets miniers à Madagascar avaient été négociés de la même manière qu’avec Base Toliara, le pays n’aurait pas eu besoin des financements des bailleurs de fonds pour se développer.
Le locataire d’Iavoloha indique que jusqu’à 5 milliards de dollars de recettes publiques directes et de dépenses de développement communautaire sont attendus de Base Toliara au cours de la durée de vie initiale de son projet. Il s’agit d’une contribution qui inclut les divers taxes et impôts versés par Base Toliara ou encore les investissements sociaux et communautaires que cette compagnie minière prévoit.
Andry Rajoelina rassure par ailleurs sur les éventuels impacts de ce projet. Et ce, en rappelant que c’est lui-même qui avait ordonné la suspension du projet Base Toliara en 2019 pour revoir justement non seulement les intérêts du pays dans ce projet, ceux des communautés et de la région Atsimo Andrefana mais surtout pour veiller au respect et la préservation de l’environnement ainsi que la santé des populations des zones hôtes de cette exploitation minière. “Ce n’est pas moi qui vais autoriser une compagnie qui pourrait nuire à la population à opérer”, lance-t-il, en indiquant que des Comités d’experts se sont déjà penchés sur ce projet à Ranobe.
L’administration minière avait de son côté déjà expliqué que ce n’étaient pas seulement les conditions financières et sociales qui avaient été discutées lors des négociations sur ce projet minier. Les conditions environnementales ont été également considérées, de même pour la sécurité sur la gestion des rayonnements.














