Antananarivo, 18 Octobre, 11h40 – « Le pays ne peut pas se permettre de s’aventurer dans une nouvelle crise politique ». Face à la tension politique en cette période de campagne pour l’élection présidentielle, le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) lance « un appel au bon sens, à la sagesse et à la lucidité de toutes les parties prenantes pour un apaisement rapide », dans un communiqué publié ce mercredi.
Pour le GEM, Madagascar n’est pas à l’abri d’un risque élevé de dérapage avec la tension politique qui ne cesse de monter actuellement. Cette situation n’est pas sans impact pour la société mais aussi pour l’économie du pays qui est « déjà fragile », alerte ce groupement. Le niveau de vie de la population et les activités des entreprises ont d’ailleurs déjà subi les répercussions de la pandémie de Covid-19, des catastrophes naturelles ou encore de la guerre en Ukraine, et le contexte politique actuel rend la situation plus critique.
Plusieurs entreprises ont déjà confié à la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM), dans le cadre de l’Enquête de conjoncture économique (ECE), que l’incertitude de la conjoncture économique et l’incertitude du contexte socio-politique sont les principales contraintes au développement de leurs activités. Et ce sont des obstacles qui ont été soulevés par les banques territoriales du pays.
Le différend post-électoral qui perdure actuellement intervient également à un moment où Madagascar se bat pour son éligibilité en tant que bénéficiaire du prolongement de l’African growht and opportunities act (Agoa), dont le projet de loi est actuellement soumis à la Chambre haute du Congrès américain. Le GEM ne cache pas son inquiétude et attire l’attention sur le risque de suspension de la Grande île à cette loi commerciale qui pourrait menacer des centaines de milliers d’emploi ainsi que les exportations du pays. Une mission d’évaluation de « l’United States congressional Delegation » est d’ailleurs attendue au mois de novembre prochain, dans l’objectif d’une reconduction de l’éligibilité de Madagascar à l’Agoa, confie cette confédération d’organisations professionnelles.
Le GEM exhorte donc à l’apaisement pour éviter une crise politique aux conséquences socio-économiques désastreuses. Ce, « afin d’éviter le pire, à savoir une nouvelle crise politique dont on connaît trop les conséquences désastreuses qui ne feront que plonger davantage le pays dans les abysses de la pauvreté », conclut ce groupement.















