Entre Madagascar et les Etats-Unis, c’est une histoire vieille de 160 ans. Ces relations formelles ont commencé le 13 février 1866 avec la nomination du premier agent commercial américain à Toamasina, rappelle la chargée d’affaires américaine Stephanie Arnold, lors de la célébration du 250ème anniversaire de l’Indépendance des Etats-Unis, jeudi à Ivandry. Et elles perdurent parce qu’elles “reposent sur des idées et des actions à la fois concrètes et profondes : un commerce libre et équitable, des intérêts communs, la croyance en la liberté et l’autodétermination, ainsi que la capacité des peuples à construire un avenir meilleur”, ajoute-t-elle.
Dans son allocution, elle rappelle que “Madagascar a proclamé son indépendance en 1960, en adoptant ces mêmes principes : le droit des peuples à se gouverner eux-mêmes et le fait que la souveraineté appartient au peuple”. Revenant sur les principes énoncés dans la Déclaration d’indépendance américaine de 1776, notamment l’égalité des individus et leurs droits fondamentaux, elle souligne que ces idéaux ont guidé l’évolution des institutions américaines à travers les amendements constitutionnels, l’élargissement progressif des droits civiques et le recours aux élections pour régler les différends politiques.
Mais au-delà du rappel des valeurs, Stephanie Arnold retrace les quelques étapes marquantes des premières années de l’histoire commune des deux pays. Elle souligne que l’agent commercial John P. Finkelmeier a signé la première convention commerciale ainsi qu’un traité de paix, d’amitié et de commerce entre les deux nations avant de devenir le premier consul des États-Unis à Madagascar. Elle soulève aussi l’histoire de John Lewis Waller, nommé consul américain à Madagascar en 1891, grand-père du jazzman Andy Razaf, une des figures majeures du jazz américain à Harlem, né d’un père malgache et d’une mère américaine.
La cérémonie de célébration qui s’est tenue deux semaines avant le 4 juillet a eu lieu en présence du Premier ministre Mamitiana Rajaonarison et de quelques membres du gouvernement, ainsi que du président de l’Assemblée nationale et de celui du Sénat. Ont également été présents des membres du corps diplomatique, du secteur privé, des partenaires au développement, et la communauté américaine vivant à Madagascar.














