Antananarivo, 24 Juillet, 6h35 – Comment convaincre les investisseurs étrangers de miser sur Madagascar ? La réponse passe par une diplomatie économique renforcée. À l’occasion d’un webinaire axé sur le thème « Investir à Madagascar » initié par Johary Rajobson, ambassadeur de Madagascar au Maroc, des opérateurs marocains et internationaux ont été invités à découvrir les nouvelles opportunités qu’offre la Grande Île. L’objectif est d’attirer des capitaux frais dans un pays en pleine réforme structurelle.
Lors de cet échange, la directrice générale de l’EDBM, Josielle Rafidy, a tenu à rassurer les potentiels investisseurs, en rappelant que “de la création d’entreprise à la délivrance de visas ou de permis de travail, tout est simplifié et digitalisé”. L’EDBM, bras armé de l’État pour attirer les investissements directs étrangers (IDE), se veut aujourd’hui plus que jamais proactif. En 48 heures, une entreprise peut être enregistrée grâce à une plateforme en ligne. De plus, les investisseurs bénéficient d’un aftercare, un accompagnement post-installation, preuve d’un changement de paradigme dans l’approche étatique.
Selon Josielle Rafidy, la nouvelle loi sur les investissements, adoptée en 2023, illustre cette volonté à ne mentionner que liberté de transfert de dividendes, égalité de traitement entre nationaux et étrangers, exonérations fiscales pour certaines zones franches ainsi que les entreprises nouvellement créées. tout est pensé pour rendre Madagascar compétitif. “C’est une législation alignée sur les standards internationaux”, soulève-t-elle.
Mais attirer l’investissement ne se limite pas à des avantages fiscaux. Selon les participants ayant vantéles avantages d’investir à Madagascar durant le webinaire, le pays mise aussi sur ses richesses naturelles dont la vanille, les produits miniers, des potentiels dans le domaine textile et sur son capital humain jeune, notamment pour les secteurs du numérique et du BPO.
Pour Johary Rajobson, ce webinaire s’inscrit dans une stratégie claire qui est de renforcer les liens économiques entre Madagascar et le Maroc, deux pays liés par une coopération historique mais qui doivent aujourd’hui passer à une nouvelle étape. Une façon de dire que la diplomatie se veut désormais un levier concret de développement.














