Antananarivo, 1er Décembre, 11h35 – Le ministère des Affaires étrangères relance son appel à la levée de l’ensemble des sanctions de l’Union africaine. Malgré des signes d’assouplissement relevés dans le dernier communiqué du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine, le gouvernement malgache regrette que Madagascar soit encore suspendu des organes de l’organisation continentale.
Dans son communiqué publié à l’issue de sa 1313ème réunion le 20 novembre dernier, le CPS/UA invite ses États membres et les partenaires internationaux à soutenir Madagascar via la mobilisation de ressources financières et des appuis techniques. Il ne prévoit pourtant pas encore que la Grande île puisse se rasseoir au niveau de ses instances ou participer à ses activités.
Pour Madagascar, les avancées constituent “une prise en considération de la volonté du peuple et des efforts nationaux et une volonté commune de progresser, ancrée dans un esprit de dialogue constructif et de responsabilité partagée”. Le maintien des sanctions risque néanmoins d’être un obstacle, car “un accompagnement et un appui optimal ne sauraient s’exercer sous un régime de sanctions”, souligne le ministère dans un communiqué publié dimanche.
Dans son analyse de la situation, le chargé d’affaires de la mission de représentation permanente de Madagascar auprès de l’Union africaine voit le maintien des sanctions comme une forme de pression sur les autorités malgaches pour que celles-ci “élaborent d’urgence une feuille de route consensuelle, claire et véritablement inclusive, assortie d’objectifs de référence clairs et d’un calendrier précis”.
Mais dans son communiqué, le CPS/UA formule d’autres demandes comme “l’organisation d’un dialogue national constructif, transparent et inclusif dans un environnement propice, en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel et à la gouvernance démocratique” ou encore le non recours à “toute arrestation arbitraire et politiquement motivée, en particulier à l’encontre d’anciens responsables”. Il est, entre autres, demandé aux autorités malgaches de “libérer immédiatement et sans condition tous les prisonniers politiques” et d’assurer “le respect des droits humains, des libertés fondamentales, de l’intégrité physique, de la sécurité et de la santé de tous les membres de l’ancien gouvernement, y compris l’ancien Président”.