Antananarivo, 12 Juillet, 17h45 – Un partenariat stratégique pour l’océan Indien. En visite officielle en France, le Prince Rahim Al Hussaini Aga Khan V, guide spirituel des musulmans ismaéliens, a signé avec le président français Emmanuel Macron un accord de coopération pour l’océan Indien vendredi. Dotée d’un budget de 100 millions d’euros, cette initiative cible cinq pays et territoires de la région, dont Mayotte et Madagascar. Les trois autres pays concernés sont le Kenya, le Mozambique et la Tanzanie.
La coopération pour l’océan Indien concerne d’abord la reconstruction du département français de Mayotte, ravagé par un ouragan en décembre, comme l’indique l’Élysée. Mais il s’agira également de restaurer les écosystèmes côtiers, de promouvoir les économies bleue et verte, de faciliter l’accès à l’eau potable, d’améliorer l’assainissement et de renforcer la gestion durable des déchets.
Cet accord s’inscrit dans la continuité de la collaboration entre l’Aga Khan Development Network (AKDN) et l’Agence française de développement (AFD), partenaires depuis plus de trente ans sur plus de 60 projets en Afrique, en Asie centrale et au Moyen-Orient. À Madagascar, l’AKDN est déjà actif dans les domaines de l’éducation, de la santé communautaire, du développement rural et de la sécurité alimentaire, en particulier dans les zones les plus vulnérables.
Outre la coopération dans l’océan Indien, deux autres textes ont été signés entre le Prince Rahim Al Hussaini Aga Khan V et le président français Emmanuel Macron. Ils portent sur un accord-cadre officialisant la personnalité juridique internationale de l’Imamat ismaélien en France, et sur une déclaration conjointe pour la Syrie axée sur la reconstruction et la résilience communautaire.
Durant leur rencontre à l’Elysée, Emmanuel Macron a salué “l’engagement de l’Imam en faveur du pluralisme, de l’éducation des filles et du développement inclusif”. L’Imam Aga Khan V a, de son côté, réaffirmé la mission de l’AKDN de soutenir les sociétés civiles à travers une gouvernance éthique, la protection de l’environnement et le respect des identités culturelles.














