Antananarivo, 16 Avril, 6h15 – Quels sont les projets d’investissements de l’État malgache qui sont dirigés vers l’adaptation ou vers la résilience ? Quels sont également les projets qui pourraient avoir des impacts négatifs sur le changement climatique ? Ce sont des éléments qui seront contenus dans le “budget vert”, un document budgétaire qui va être annexé à la loi des Finances 2026, présenté par le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine, ce mardi.
L’élaboration de cette nomenclature spécifique pour les dépenses liées au changement climatique est une réforme prévue dans le cadre du programme sur la Facilité sur la résilience et la durabilité, d’après ce qu’a avancé ce membre du gouvernement. Son élaboration bénéficie d’ailleurs de l’appui du département des finances publiques du Fonds monétaire international (FMI), des experts du Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNDDR) ainsi que du soutien du gouvernement du Japon.
Selon ce qui est exposé durant l’atelier de validation de ce “budget vert”, la nomenclature budgétaire actuelle ne permet pas pour le moment d’identifier, de suivre et d’évaluer de manière rigoureuse les dépenses liées à l’adaptation et à l’atténuation du changement climatique. Et il y était soulevé que “cette limite entrave l’analyse des politiques publiques environnementales, gêne l’allocation efficace des ressources et complique la mobilisation de financement climat”.
Cette réforme, qui est menée avec le FMI, pourra alors avoir des impacts macroéconomiques importants, reprend le ministre Max Fontaine. Elle soutiendra par ailleurs la population malgache à être plus résiliente face aux chocs climatiques, ajoute-t-il.
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