Depuis le 1er janvier 2026, la Loi de Finances introduit de nouveaux tarifs douaniers annoncés comme axés sur le soutien à l’économie nationale.
L’importation de lait en poudre, utilisé comme intrant par les industries, fait l’objet d’un encadrement modifié. Cette mesure limite l’entrée de produits à bas prix sur le marché intérieur. Par ce dispositif, les autorités prévoient de favoriser le développement de la filière laitière locale en réduisant la pression concurrentielle extérieure sur les transformateurs et les producteurs nationaux.
L’ajustement tarifaire concerne également plusieurs catégories de biens de consommation et produits non essentiels. Les droits de douane sont révisés pour les équipements électroniques, les lampes ainsi que les pièces détachées automobiles. Cette modification cherche à établir un équilibre entre les importations et les produits similaires disponibles sur le territoire. En modifiant les taxes à l’importation de ces articles, l’administration fiscale applique une stratégie de régulation des prix pour soutenir les circuits de production et de distribution locaux.
Ces réformes s’accompagnent d’une mise à jour du Code des douanes pour suivre les normes de l’Organisation mondiale des douanes (OMD). Le texte est reformulé pour simplifier les procédures et limiter les divergences d’interprétation entre les usagers et l’administration. Les nouvelles règles précisent les méthodes de calcul de la valeur en douane, notamment pour les marchandises endommagées par accident ou cas de force majeure. Ces dispositions visent à standardiser les pratiques d’évaluation lors des opérations de dédouanement aux frontières.
Le volet énergétique et environnemental prévoit une fiscalité réduite pour les véhicules hybrides légers. En revanche, les exonérations totales sur les chauffe-eaux et panneaux solaires sont supprimées au profit de dispositifs ciblés. Concernant les produits sensibles, les insecticides à usage domestique ou industriel voient leur importation plus encadrée. Le régime fiscal préférentiel est maintenu pour les insecticides à usage strictement agricole, afin de ne pas impacter les coûts de production des agriculteurs et la disponibilité des intrants pour les cultures














