Une autre mesure d’urgence pour la protection des personnes atteintes d’albinisme. L’association Fanjiry de la Première Dame, Elisa Randrianirina, lance la construction d’un centre d’accueil à l’intention de ce groupe considéré vulnérable à Ankily, dans le District d’Ihosy, région Ihorombe. La pose de la première pierre de l’infrastructure qui peut accueillir jusqu’à 125 personnes s’est tenue mercredi en présence de l’épouse du président de la Refondation de la République (PRRM). Les travaux vont durer cinq mois.
Un mois après l’annonce du président de la Refondation, la construction du centre d’accueil et de protection des albinos se concrétise dans le Sud de Madagascar. Selon la présidence, il s’agit de l’une des mesures d’urgence adoptées face aux violences, aux discriminations et à l’insécurité grandissante subis par les albinos.
Ce projet prévoit la construction de logements, d’un réfectoire, d’installations sanitaires, d’espaces séparés pour les hommes et les femmes ainsi que de salles de soins. Les travaux y afférents devront s’achever le 7 décembre afin que le centre soit opérationnel avant la fin de cette année 2026.
Selon le président de l’association Albinos Madagascar, Fulgence Soja, cette infrastructure représente une réponse concrète à une situation devenue critique. “Les personnes atteintes d’albinisme vivent une situation exceptionnelle qui nécessite des mesures d’urgence. La création de ce centre constitue l’une de ces mesures”, affirme-t-il. Outre les déficiences visuelles et une forte sensibilité au soleil, les albinos connaissent souvent l’exclusion sociale, les difficultés d’accès à l’emploi et des menaces sécuritaires.
L’association Albinos Madagascar n’a d’ailleurs cessé de tirer la sonnette d’alarme face à la recrudescence des violences. Entre 2022 et 2026, 96 cas de kidnapping d’albinos ont été enregistrés, causant 36 décès. Madagascar recense environ 1 000 personnes atteintes d’albinisme, indique l’association.
Pour sa part, l’épouse du PRRM insiste sur la volonté de protéger, valoriser et soutenir ces personnes vulnérables qui n’ont jamais choisi leur condition. “Je ne peux pas rester indifférente face à leur souffrance et aux violences qu’elles subissent”, insiste-t-elle, appelant l’ensemble de la population à faire preuve de solidarité. La Première Dame a assuré que cette initiative ne constitue qu’un début et que d’autres actions suivront en faveur de cette communauté.















