Les autorités sur les ponts. L’Etat-major mixte opérationnel au niveau national (Emmo/Nat) communique une série de mesures préventives pour faire face à la vague de disparitions d’enfants ces derniers temps. “Il y aura des fouilles de véhicules, même ceux des personnalités de haut rang, même ceux qui sont avec cocarde”, lâche le contrôleur général de police Jean Victor Tsaramonina, directeur général de la police, aux côtés du général de corps d’armée Démosthène Pikulas, chef d’Etat-major des armées, et du général de division Mamelison Nonos, commandant de la gendarmerie, mardi soir à Mahazoarivo. Les voitures avec des vitres teintées ne seront pas non plus exemptées.
L’Emmo/nat décrète également d’autres initiatives comme la réactivation du comité de vigilance au niveau des fokontany, tout comme le renforcement des patrouilles. Le directeur général de la police annonce le déploiement de 200 policiers, autant de gendarmes et autant de militaires “rien que pour cette nuit [mardi]”, selon le DG de la police. “Ces effectifs augmenteront de jour en jour à l’avenir”, ajoute-t-il.
De son côté, la justice promet également de sévir. Elle fait part l’existence de l’arrestation, de poursuite et de placement en détention préventive de certaines personnes dans le cadre de la réponse des autorités face à la situation actuelle “en particulier les enlèvements d’enfants, les rapts de mineurs et le trafic d’organes touchant la chair de notre chair (nos enfants bien-aimés)”, soutient le DG de la police nationale.
Mardi soir, la présidence a également évoqué le déploiement des éléments de la garde présidentielle pour renforcer les patrouilles dans les quartiers, jusque dans les ruelles. Selon les informations communiquées par les services de la communication d’Ambohitsorohitra, le nombre des ces éléments sera encore augmenté dans les prochains jours.
L’annonce de l’Emmo/Nat intervient quelques heures après le message lancé par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison. Le chef du gouvernement avait affirmé avoir donné des consignes aux membres du gouvernement concernés par le dossier de “prendre des mesures”. Il avait assuré sa volonté de “lutter” contre cette série de disparition d’enfants et “d’être intransigeant, quiconque se trouve derrière les assassinats pour déstabiliser la refondation, déjà en marche”.















