Antananarivo, 11 Juillet, 14h45 – Du chemin reste à parcourir. Moins de 15% des établissements publics sont aujourd’hui suffisamment équipés pour dispenser un enseignement numérique de qualité. Cette estimation faite par le ministère de l’Enseignement supérieur avait été avancée lors de la deuxième édition de la conférence “Parlons développement”. Cette conférence qui traite de la digitalisation dans l’enseignement supérieur a été organisée par le Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud), à l’Université d’Antananarivo, mardi.
C’est tout un écosystème qui reste encore à bâtir au sein de chaque université, avance le représentant résident de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck. Comme dans quelques pays d’intervention de cette institution financière, des universités disposent par exemple de plan stratégique sur l’informatique pour la recherche, pour l’enseignement ou pour la gestion. Des universités ont pu alors bénéficier de financement sur la base de ces plans, incluant des contrats de performance, expose-t-il.
La digitalisation reste en tout cas un sujet stratégique pour Madagascar, souligne le représentant résident du Pnud, Edward A. Christow. “La digitalisation peut être un formidable levier de transformation sociale, d’innovation et de compétitivité et pour le développement humain. Mais à l’inverse, si elle reste inégalitaire ou inaccessible, elle risque de creuser davantage les fractures sociales, territoriales et générationnelles”, souligne-t-il.
La conférence “Parlons développement” se voulait plus qu’une rencontre. Elle constitue un espace de dialogue citoyen, ancré dans l’écoute active, le débat ouvert, et l’émergence d’idées nouvelles pour relever les défis du développement du pays. Aussi, un panel d’experts, des échanges interactifs avec les étudiants et une restitution participative débouchant sur des recommandations concrètes, y ont été programmés.
Inspirée d’un modèle lancé au Maroc par le Policy Center for the New South, l’initiative “Parlons Développement” ambitionne de devenir un espace permanent de dialogue citoyen. Et ce, pour être en phase avec les priorités nationales et les Objectifs de développement durable (ODD).
Photo : PNUD Madagascar














