Antananarivo, 7 Avril, 8h50 – La résilience économique de Madagascar repose sur la poursuite des réformes, l’amélioration des infrastructures et la diversification des exportations, d’après Banque mondiale. C’est ce que soutient cette institution de Bretton Woods dans la dernière mise à jour du profil de la Grande île sur son site web, qu’elle a effectuée vendredi.
La Banque mondiale indique que si le déficit du compte courant s’était creusé à environ 5% du PIB, c’est en grande partie à cause de la baisse des exportations de produits phares de Madagascar. Elle cite entre autres la vanille, le clou de girofle, le cobalt et le nickel. Et bien que le déficit budgétaire se réduise progressivement et devrait atteindre environ 3,8% du PIB 2027, ce partenaire de Madagascar met la diversification des exportations parmi les éléments de base de la résilience économique du pays.
Dans un de ces rapports sur l’analyse de viabilité de la dette de Madagascar, le ministère de l’Economie et des finances (MEF) avait déjà avancé qu’il est primordial pour la Grande île de procéder à une diversification des produits exportés. Madagascar devrait également élargir le marché, en ciblant les pays émergents comme l’Inde et développer son potentiel industriel via la substitution de certains produits importés par des produits locaux
Pour l’heure Madagascar exporte principalement des produits miniers comme le cobalt, le nickel, le titane et les pierres précieuses. La Grande île expédie également à l’étranger des produits agricoles, dont la vanille, le café, le cacao, le girofle ou encore le poivre. La production de nickel et de cobalt du projet minier Ambatovy contribue à hauteur de 30% aux recettes d’exportation du pays. Ce projet est toutefois ralenti depuis le début de l’année 2024, comme indiqué par le rapport économique Yearbook Madagascar.
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