Antananarivo, 22 Novembre, 8h45 – Madagascar lance son plan d’attaque pour sa transformation industrielle. Et c’est le Conseil national pour l’industrialisation de Madagascar (Cnim) qui vient d’être officiellement inauguré vendredi qui est l’organe d’exécution chargé de la mise en œuvre du Pacte pour la programmation industrielle du pays. Il s’agit, comme rappelé par le président du Cnim, Rivo Andriamanalina, du cadre stratégique qui va définir la trajectoire nationale vers une industrialisation durable et compétitive, avec une ambition majeure de porter la contribution du secteur secondaire à 30% du PIB d’ici 2040.
La Grande île entend positionner l’industrialisation comme un levier central de développement économique durable. Et ce, en mettant l’accent sur la création de richesses et d’emplois par le secteur privé. Son Pacte pour la programmation industrielle avait alors déjà identifié plusieurs secteurs stratégiques tels que l’agroindustrie, la transformation minière, les industries textiles et d’habillement, les huiles essentielles et extraits, ainsi que l’industrie de l’énergie sur lesquels repose cette ambition nationale.
Ce Pacte constitue désormais “la feuille de route nationale pour l’industrialisation”, lance le ministre Andrianiaina Rasoarahona. “Il fixe les orientations, les priorités d’investissement, l’organisation institutionnelle, les instruments financiers et les mécanismes de suivi qui doivent nous guider dans les années à venir”, poursuit-il. Et c’est le Cnim qui est l’organe chargé “d’assurer la coordination des actions menées par les différentes structures, de garantir la cohérence des interventions, de veiller au respect des engagements pris et de soutenir l’accélération des projets industriels”, lance ce membre du Gouvernement.
Donatien Kouassi, responsable programme-pays de la Banque africaine de développement (BAD) pour Madagascar se dit optimiste. Il estime que “l’industrialisation constitue une étape essentielle du processus de développement du pays”. Et le Cnim aura à y assurer plusieurs responsabilités. “Le caractère inclusif de cette structure réunissant le ministère sectoriel, le secteur privé, la société civile et les partenaires techniques et financiers, en feront un outil précieux pour assurer la cohérence, la réforme et l’efficacité de leurs mécanismes”, selon ses explications.














