Antananarivo, 22 novembre, 10h00 – La vente des stocks de bois de rose de nouveau sur la table. Les autorités indiquent réfléchir sur la faisabilité de leur vente. “Si c’est faisable, on va les vendre, d’une manière normale, licite et transparente comme c’est le cas avec la vanille”, affirme le Lieutenant-Colonel Gervais Andriamiarisoa, Haut conseiller de la Refondation, vendredi à Sambava.
L’officier supérieur reconnaît l’existence d’une étude de cession des stocks en question devant les acteurs économiques et autorités locales. “On l’a confiée à la Primature et au ministère de l’Environnement et des eaux et forêts [ministère de l’Environnement du développement durable]”, affirme-t-il.
Le Haut conseiller de la Refondation répond à une demande formulée par le député Issa Charles “Bora Réglage” Ibrahim. “Vous êtes déjà nombreux à venir au palais d’Iavoloha se plaindre sur ce dossier”, rapporte-t-il avant de prévenir sur les limites de la démarche. “Nous sommes dans un Etat de droit. Nous sommes soumis à la Constitution”, prévient-il.
Le député Issa Charles “Bora Réglage” Ibrahim demande “à ce qu’on procède rapidement [à la vente] car beaucoup [des rondins] commencent à pourrir. Nous demandons à ce que l’argent collecté de l’exportation puisse servir à réhabiliter l’université [d’Antsiranana] (…) [qui] est le plus en mauvais état à Madagascar”, plaide le parlementaire élu à Antsiranana.
Les gouvernements successifs avaient tenté de liquider les stocks de bois de rose “élastiques”, saisis ou déclarés, sans réussite. Ils se sont heurtés à l’exigence de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) qui veille sur le commerce international des animaux et des plantes menacés d’extinction.
Les cyclones avaient provoqué la dévastation des forêts et la destruction des arbres comme le bois de rose. Des profiteurs s’engouffrent dans la brèche pour abattre et vendre les bois précieux sous prétexte de nettoyage et de récupération des ressources forestières. Le trafic de bois de rose a pris de l’ampleur après la crise politique de 2009. L’interdiction de la coupe, du déplacement de vente des bois précieux avaient conduit à la constitution de stocks de bois précieux destinés à l’exportation.














