Antananarivo, 19 Septembre, 15h20 – Une contribution à considérer. Le potentiel fiscal annuel du secteur informel, regroupant environ 3 millions d’Unités de production informelles (UPI), est estimé à 147,9 milliards d’ariary. Cette estimation est toutefois faite sous l’hypothèse que même ceux qui ne veulent pas payer d’impôt s’acquittent d’une moyenne de 49.527 ariary par an, expose Hugo Ramiandrisoa, consultant au cabinet FTHM durant l’atelier de dissémination de l’Etude sur l’environnement des affaires des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) et le secteur informel, ce lundi.
L’étude a démontré que 47,7% des informels sont dans le commerce, 7,5% dans l’hôtellerie et les gargotes, 7,4% dans le multimédia et l’informatique exerçant essentiellement dans la vente de crédit de communication et de service cash point, et 7,4% également dans l’artisanat. La plupart d’entre eux ne sont même pas enregistrés auprès de leur commune.
Il est ressorti de cette étude que généralement les UPI enregistrant généralement un chiffre d’affaires inférieur à 1 million d’ariary n’ont pas la capacité de payer leurs impôts. Cette capacité de payer est faible pour celles qui font un chiffre d’affaires annuel de 1,6 million d’ariary, moyenne pour celles faisant 1,8 million d’ariary et forte pour celles qui font au-delà de ces 1,8 million d’ariary en terme de chiffre d’affaires. La moyenne qu’elles estiment pouvoir payer reste toutefois aux environs en dessous de 50.000 ariary.
Pour ce qui est du secteur formel, il est représenté à près de 96% par des Petites et moyennes entreprises (MPME), dont environ 262.100 unités. Ces entreprises formelles présentent un potentiel fiscal de 542 milliards d’ariary, avec une capacité de payer une moyenne de 2 millions d’ariary d’impôts par an. Mais les résultats de cette étude ont avancé que les MPME malgaches ont jusqu’à ce jour une culture entrepreneuriale peu développée, que les entrepreneurs ont un sens de la rigueur en gestion limité, que le marché local ne suffit pas pour leur développement, et surtout, qu’ils ne maitrisent pas la fiscalité.














