Antananarivo, 16 Février, 20h45 – Un lieu propice aux affaires. “Madagascar reste une destination attrayante pour les investissements directs étrangers, principalement en raison de ses ressources naturelles”. C’est ce qu’avait déclaré le représentant permanent adjoint de l’Union européenne auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Hiddo Houben, dans son allocution lors de l’examen de politique commerciale de Madagascar, mercredi dernier.
L’Union européenne reste alors non seulement le principal partenaire de Madagascar mais surtout une source importante d’investissements pour la Grande île, solève-t-il. Il indique notamment que le stock d’investissements directs étrangers de l’Union européenne à Madagascar s’élevait à 786 millions d’euros, et les flux entrants d’IDE ont encore augmenté dans les années post-pandémie. Le total des échanges de marchandises entre l’UE et Madagascar a également atteint 1,8 milliard d’euros en 2023, rapporte-t-il.
L’Union européenne encourage néanmoins le Gouvernement malgache à maintenir la dynamique de la mise en œuvre des réformes structurelles. “À cet égard, la transparence et la lutte contre la corruption font partie des facteurs cruciaux pour le climat des affaires, tout comme une législation claire et un système judiciaire indépendant et efficace”, soutient Hiddo Houben. Des efforts supplémentaires dans ces domaines, ainsi que l’accès à l’énergie, aux corridors commerciaux et aux normes de qualité, soutiendraient l’expansion du secteur privé, ajoute-t-il.
Ce représentant permanent adjoint de l’Union Européenne auprès de l’OMC souligne en passant la nécessité pour Madagascar de diversifier son industrie et de transformer son économie. Et ce, compte tenu de la dépendance du pays vis-à-vis des exportations agricoles et minières.
Pour ce qui est des relations bilatérales entre les deux parties, il rappelle que l’Union européenne et Madagascar avaient lancé en 2019 les négociations pour l’approfondissement de l’accord de partenariat économique (APE) qui est actuellement mis en œuvre. Quatorze cycles de négociations ont déjà eu lieu, et le 15e cycle est prévu en mars 2025 à Bruxelles. “Le futur accord sera le premier accord de libre-échange moderne complet en Afrique subsaharienne et contribuera au renforcement des relations commerciales avec l’UE et à une intégration régionale accrue. Nous attendons avec intérêt la conclusion des négociations cette année”, avance-t-il.
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