Les bruits d’un retour en arrière dans le choix du calendrier scolaire deviennent plus persistants au point d’être confirmés officieusement. Un coup de massue pour le Plan Sectoriel de l’Éducation (PSE).
La reculade en perspective. Sauf changement, le gouvernement est en train de revenir en arrière pour remettre au goût du jour l’ancien calendrier scolaire, abandonnant au passage la réforme proposée par le Plan Sectoriel de l’Éducation (PSE) en la matière. Une source autorisée au sein du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, confirme les bruits qui courent ces derniers temps. « Une décision du gouvernement allant dans ce sens [rentrée scolaire 2019-2020 au mois d’Octobre] pourrait être officialisée la semaine prochaine », confie-elle.
L’année scolaire devrait prendre fin au mois de Juillet 2020, c’est à dire 36 semaines de cours, avec un volume horaire de 950 heures, ce suite à une consultation régionale effectuée récemment, soutient la même source. Se départageant en trois trimestres, et répondant à la norme pédagogique, précise-t-elle. À entendre cette source, le nouveau calendrier prévu dans le PSE sera abandonné dans la mesure où il prévoit les vacances scolaires en période cyclonique. « Les élèves ont besoin de vacances, or la période cyclonique n’est pas favorable à cela », explique-t-elle. À cela s’ajoute la durée des cours qui est prévue s’étendre sur 39 semaines au lieu de 36.
Les vacances devraient forcément être plus courtes cette année. Avec l’abandon de la réforme du calendrier scolaire, les élèves reprendront le chemin de l’école après seulement quelques semaines de vacances. L’arrêt des cours étant prévu au 30 août pour les classes primaires, au 14 septembre pour le collège et au 21 septembre pour le lycée.
Concertation
Les établissements confessionnels affirment néanmoins vouloir respecter le programme prévu par le ministère. « Nous respecterons le calendrier établi par le ministère », soutient Sylviane Rakotomanga, secrétaire général de l’école Saint Michel. Dans les écoles catholiques, la date du 14 octobre pour la rentrée est déjà annoncée. Pour les établissements privés qui ont toujours souhaité calquer leur programme sur le système français, la décision est accueillie favorablement. Marcellin Tsarasidy, directeur de l’Office National de l’Enseignement Privé , affirme avoir été témoin de la joie des enseignants des établissements privés à l’annonce de cette décision. Du côté de la Direction nationale des écoles libres de Madagascar (DNELM), l’on se frotte également les mains.
Avec le rétablissement de l’ancien calendrier scolaire, l’État n’est donc pas allé jusqu’au bout de la réforme initiée sous la présidence de Hery Rajaonarimampianina. Celle-ci avait pourtant fait l’objet d’une concertation avec les différents acteurs issus de tout le pays durant son élaboration. Elle avait déjà également eu un début de mise en œuvre pendant deux ans, au cours d’une période de transition.
En cas d’officialisation de cette marche arrière, les élèves continueront à aller à l’école pendant toute la durée de la saison cyclonique malgré les risques et les aléas. En réformant le calendrier scolaire, l’idée de l’ancienne équipe était d’épargner les enfants des coupures intempestives des cours, en cas de cyclone ou d’autres intempéries.













