Antananarivo, 24 Mars, 14h15- Les forces vives du pays autour d’une même table. L’appel lancé par la commission électorale nationale indépendante (Ceni) semble a eu écho auprès des différents acteurs de la vie politique du pays. Des anciens chefs d’Etat, des chefs de parti d’opposition mais aussi des membres du gouvernement sont aperçus ce vendredi à la réunion d’échanges et de discussions qu’elle a organisée. Des hommes d’Église, des représentants de la communauté internationale ou encore des organisations de la société civile sont également présents à la rencontre.
La réunion convoquée ce vendredi par la Ceni est l’une des rares initiatives où les acteurs politiques se mettent à bord du même bac et expriment la même attente. A en croire l’ancien président de la République Marc Ravalomanana et président du parti de l’opposition Tiako i Madagasikara, « des personnes nous ont posé une question, est-ce que vous avez confiance à la Ceni ? J’ai répondu, nous avons confiance ». L’ancien chef de l’Etat a quand même émis une réserve dans son allocution, souhaitant que les décisions prises ce vendredi « soient appliquées à bon escient ».
« Le gouvernement est 100% d’accord avec cette réunion organisée par la Ceni » évoque Pierre Holder Ramaholimasy, ministre de l’Aménagement du territoire et des services fonciers. Le porte-parole du gouvernement s’est également félicité de la présence de nombreux partis politiques et anciens dirigeants dans la salle.
Parmi ceux qui ont répondu à l’appel de la Ceni figurent les deux anciens présidents Hery Rajaonarimampianina et Marc Ravalomanana. Il y a aussi des personnalités politiques comme Hajo Andrianainarivelo, les députés Roland Ratsiraka et Siteny Andrianasolonaiko, tous trois apparaissant comme de candidats potentiels à la course à la prochaine présidentielle.
Pour Andrianarisedo Retaf Arsène Dama, président de la Ceni, cette réunion permettra aux acteurs concernés par les élections à venir d’apporter leurs idées pour améliorer le processus électoral. A la fin de cette réunion, il devait y avoir une restitution des idées afin d’organiser une élection transparente et source d’apaisement, indique le président de la Ceni.














