Antananarivo, 14 Mai, 13h22 – Non accomplie. La mission de suivi électoral de l’Union Européenne (UE) a fait part de son « regret » par rapport à l’absence de mise à jour du cadre légal électoral. Cette mise à jour avait figuré parmi les recommandations qu’elle a formulées en 2018, et concerne l’autonomisation de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), les garanties de la liberté d’expression et de la presse ainsi que le contrôle du financement de la vie politique.
Le chef de la mission, Cristian Preda, rappelait vendredi en conférence de presse l’importance de la mise à jour de ces recommandations, en insistant sur la priorité qui devrait être donnée à l’indépendance financière effective de la CENI. Toutes les parties prenantes sont ainsi appelées à s’y mettre. La session parlementaire qui se tient actuellement peut déjà être saisie comme opportunité pour déclencher les concertations sur la mise à jour du cadre électoral, souligne-t-il. « 60 jours sont amplement suffisant pour faire des modifications. Il suffit pour les députés, les sénateurs et les experts de se mettre au travail. Sinon, il y aura la session à l’automne qui peut être préparée », explique-t-il.
La mission a par ailleurs insisté sur l’importance de mettre en œuvre les recommandations qui, comme expliqué Cristian Preda, sont « liées aux aspirations malgaches ». Toutes les parties prenantes doivent œuvrer pour la consolidation du cadre juridique électoral, le succès de la réforme du fichier électoral et la consolidation du processus démocratique.
Le député européen de l’Union reste optimiste. « Une volonté d’amélioration de tous les côtés a été constatée », lors des quarante rencontres que cette délégation a eues avec différents interlocuteurs, note-t-il. La mission a notamment rencontré le Président de la République, l’Assemblée nationale, le Sénat, la Haute Cour Constitutionnelle, la CENI, la Commission de contrôle du financement de la vie politique, le ministère de l’intérieur et de la décentralisation, le ministère de la Communication et de la culture, ainsi que des représentants de partis et plateformes politiques, de la Société civile et de la communauté internationale.
Photo : Délégation de l’Union européenne














