Antananarivo, 7 Juillet, 10h50 – La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) doit encore patienter avant de pouvoir démarrer la préparation proprement dit de la présidentielle. Si l’on en croit son président, le budget de 40 milliards d’ariary qui lui est alloué dans la Loi de finances initiales n’est pas encore disponible. « Ce budget sera débloqué lorsque la date de l’élection est publiée », souligne Retaf Andrianarisedào Dama jeudi après-midi en conférence de presse.
Le budget de la refonte de la liste électorale ayant déjà été inscrit dans le budget de 2022, la Ceni peut néanmoins continuer les travaux d’inscription des électeurs. Pour ce qui est de la formation et de la sensibilisation aux élections, des organisations de la société civile ont déjà aussi pu commencer à travailler. Des organisations internationales ont commencé à financer leurs activités. Le président de la Ceni indique par ailleurs que la prise en charge de ce volet par les partenaires techniques et financiers contribue à alléger les besoins de l’organe de gestion des élections.
Initialement, la Ceni avait prévu un budget de 143 milliards d’ariary. « Ce budget avait inclus tous les volets de la préparation », souligne Retaf Andrianarisedo Dama. Mais comme plusieurs aspects seront directement pris en charge par l’Etat et par les partenaires, les besoins ont été réduits à 80 milliards d’ariary, explique-t-il.
Avec le basket fund mis en place par la Communauté internationale et dans lequel les premières contributions annoncées sont de 2 millions d’euros, le budget dont la Ceni aurait besoin devrait encore diminuer. « Mais au cas où les 40 milliards d’ariary alloués par l’Etat ne suffiraient toujours pas, le Premier ministre et la ministre de l’Economie et des finances avaient déjà dit qu’il faudrait recourir aux décrets d’avance », rappelle-t-il.














