Microsoft, via l’“AI Economy Institute” vient de publier, au début de ce mois, une analyse sur l’usage de l’intelligence artificielle (IA) en Afrique durant l’année 2025. Dans ce rapport intitulé “Global AI Adoption in 2025”, les données concernant Madagascar indiquent que l’outil DeepSeek détient entre 16 % et 20 % de parts de marché. Cette tendance montre une intégration de la technologie au sein de la population. Selon le rapport, l’utilisation de l’IA sur l’île provient d’initiatives individuelles pour répondre à des besoins quotidiens.
L’analyse souligne une préférence pour les solutions gratuites et open-source à Madagascar. Alors que d’autres pays du continent, comme l’Afrique du Sud, utilisent des services payants tels que ChatGPT Plus ou Microsoft Copilot, les usagers malgaches s’orientent vers des alternatives sans abonnement. Ce choix est lié aux réalités financières et techniques locales. Les modèles gratuits sont souvent moins exigeants en ressources de calcul et en volume de données mobiles.
Dans les secteurs de l’éducation et de l’externalisation à Madagascar, l’IA est utilisée pour des tâches de codage, de traduction et de recherche. Les travailleurs indépendants et les étudiants s’appuient sur ces outils en libre accès pour réaliser leurs missions. Ces logiciels servent de compléments aux ressources documentaires physiques disponibles. Ainsi, d’après le rapport, en intégrant ces systèmes dans leurs méthodes de travail, les usagers visent à maintenir leur productivité. L’usage de plateformes ouvertes permet ainsi de limiter les frais opérationnels pour les actifs et les entrepreneurs locaux.
Cependant, d’après Microsoft, des facteurs matériels limitent le déploiement de ces technologies sur le territoire. L’accès à l’électricité et le prix de la connexion internet constituent des obstacles à une utilisation régulière hors des zones urbaines. Par ailleurs, la langue malgache est peu représentée dans les bases de données d’apprentissage des modèles actuels. Pour l’année 2026, l’adaptation de ces outils aux réalités linguistiques et géographiques est un point mentionné dans l’étude. L’évolution de l’IA à Madagascar reste ainsi liée à l’état des infrastructures de base.














