Antananarivo, 11 Septembre, 16h50 – Le budget de l’élection présidentielle n’est pas encore tout à fait complet. A en croire Arsène Andrianarisedo Retaf Dama, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), lors du tirage au sort pour le classement des candidats pour la course à Iavoloha, ce lundi, « il y a encore une gap de 10 à 13 milliards d’ariary » pour le budget de cette élection.
Outre les 40 milliards d’ariary inscrits dans le budget de l’Etat pour 2023, le gouvernement a déjà décaissé 10 milliards d’ariary supplémentaires, indique le président de la Ceni. S’ajoutent à cela, les fonds récoltés dans la caisse commune du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) qui s’élèvent à environ 20 milliards d’ariary, dont 2 millions d’euros (soit 10 milliards d’ariary) octroyés par l’Union européenne et la France et 500 000 dollars (soit environ 2 milliards d’ariary par les États-Unis). Une contribution allemande est aussi attendue tandis que d’autres partenaires comme la Corée du Sud qui va offrir des appuis en matériel informatique ou le Japon qui apporte son soutien dans le cadre de la coopération bilatérale.
Cependant, « il ne devrait pas y avoir de problème », assure l’homme fort de la Ceni, lors de son discours en marge de la séance de tirage au sort des numéros des candidats, à Alarobia ce lundi. « Le basketfund n’est pas encore fermé » poursuit-il. Il cite notamment l’exemple de l’Allemagne qui devrait verser dans ce fonds commun une partie des 700 000 euros de fonds pour les élections en Afrique La contribution de l »Allemagne est attendue. La part de Madagascar sur cette enveloppe n’est pas encore connue, précise Arsène Andrianarisedo Retaf Dama.
Le budget de la présidentielle a été évalué a environ 80 milliards d’ariary par la Ceni. Son président a rappelé que le gouvernement a déjà promis de combler le gap en adoptant des décrets d’avance au cas où les fonds du basket fund ne suffiraient pas. Arsène Andrianarisedo Retaf Dama évoque que des discussions en ce sens seront menées en ce sens avec le chef du gouvernement collégial après le 14 Septembre, date de son retour de voyage en Afrique du Sud.














